Piraterie en Somalie: un navire belge détourné

PIRATERIE Plusieurs navires militaires sont en route vers la zone, à 700 kilomètres au large des côtes somaliennes...

avec agence

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Le Pompéi, navire belge détourné le 18 avril 2009 au large des côtes somaliennes (photo non datée).
Le Pompéi, navire belge détourné le 18 avril 2009 au large des côtes somaliennes (photo non datée). — JAN DE NUL GROUP/HANDOU/EPA/SIPA

Un bâtiment de la marine espagnole sous commandement européen et deux navires de l'armée française faisaient route samedi vers le navire belge détourné par des pirates à 700 kilomètres des côtes de la Somalie, ont annoncé les autorités belges, samedi en début de soirée.

Le navire le plus proche, une frégate espagnole, ne devrait pas atteindre la zone du Pompéi avant dimanche matin, a précisé Jaak Raes, le directeur général du Centre de crise du gouvernement belge, lors d’une conférence de presse.

«Pirates à bord»


Le Pompéi, un navire de 1.850 tonnes appartenant à la société belge De Nul, spécialisé dans le transport et la pose de rochers destinés à construire des infrastructures marines, a lancé trois signaux d'alerte samedi à l'aube.

Le dernier a pris la forme d'un très bref courriel: «Pirates à bord», a expliqué Jaak Raes.

Le bateau, commandé par un Néerlandais et avec à son bord deux Belges originaires d'Ostende et de Blankenberge (nord), trois Philippins et quatre Croates, se trouvait alors à 150 kilomètres au nord des Seychelles, où il devait faire escale samedi soir, et à 700 km à l'est de la Somalie.

Premier navire belge détourné


Une reconnaissance faite par un hélicoptère espagnol a permis d'établir que le Pompéi avait été détourné vers les côtes somaliennes, où il devrait arriver «dans cinq ou six jours», selon Jaak Raes.

Selon ces observations, le Pompéi, qui fait une soixantaine de mètres de long, tractait une embarcation beaucoup plus petite, de type vedette, probablement utilisée par les pirates.

«Ils disposent sans doute également d'un bateau mère, mais nous n'en avons pas trouvé trace», a dit le directeur du Centre de crise, en précisant qu'il s'agissait du premier navire belge saisi par des pirates.

Aucun contact

Aucun contact par radio ou téléphone n'ayant pu être établi à ce stade avec les pirates ou l'équipage, les autorités n'ont pas d'informations sur d'éventuelles violences ou sur une demande de rançon, a encore indiqué le responsable.

«Pour l'instant, on tente de collecter un maximum d'informations afin de déterminer la marche à suivre», a souligné Jaak Raes, en expliquant que «le plus important est la vie des hommes, et pas le bateau ou sa cargaison».