Belgique : Les sept réacteurs nucléaires du pays s’arrêteront en 2025 comme prévu

FUTUR ENERGETIQUE Mais le gouvernement compte bien miser sur le nucléaire de nouvelle génération

M.F avec AFP
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La centrale nucléaire de Doel en Belgique le 24 novembre 2020.
La centrale nucléaire de Doel en Belgique le 24 novembre 2020. — Shutterstock/SIPA

La fin du nucléaire en Belgique ? Pas tout à fait. Une source gouvernementale belge a confirmé qu’un accord pour arrêter les sept réacteurs nucléaires du pays à l’horizon 2025 avait été conclu ce jeudi matin. Après une nuit de négociation au sein du Conseil des ministres restreint l’accord stipule également que la Belgique va investir « dans la recherche sur les énergies durables et neutres en CO2 » y compris dans l’énergie   nucléaire du futur, a rapporté la chaîne francophone RTBF.

Résultat, les partenaires de la coalition gouvernementale ont déjà prévu « un investissement d’environ 100 millions d’euros dans la recherche sur les petits réacteurs modulaires » (SMR), précise la source gouvernementale. Globalement, le compromis obtenu retient « le scénario A » de la ministre de l’Energie. « L’accord confirme le mécanisme d’investissements mis en place pour remplacer le nucléaire actuel qui est obsolète. » Une conférence de presse est prévue à 11 heures (10h00 GMT) au siège de la Chancellerie du Premier ministre pour détailler cet accord.

Un dossier qui divise la coalition au pouvoir

La sortie progressive du nucléaire est inscrite dans la loi en Belgique depuis 2003. La dernière échéance retenue est l’année 2025, une date que le gouvernement actuel s’est engagé à respecter en entrant en fonction en octobre 2020. Mais le dossier divise la coalition au pouvoir associant principalement libéraux (la famille du Premier ministre Alexander De Croo), socialistes et écologistes.

Depuis un mois, les libéraux francophones du MR, un des sept partis de l’attelage, mettaient en garde contre le scénario de sortie complète défendu par la ministre de l’Energie, l’écologiste flamande Tinne Van der Straeten. Ils appelaient à conserver une partie des capacités nucléaires actuelles en arguant notamment que les nouvelles centrales au gaz prévues pour sécuriser l’approvisionnement énergétique sont trop polluantes, génératrices de CO2. Le nucléaire compte pour environ 40 % de l’électricité produite en Belgique.