Le nucléaire iranien inquiète aussi l’Europe

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Le ton monte entre les Européens et l’Iran. Alors que le dossier du nucléaire iranien est à nouveau sur le bureau de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le président Mohammad Khatami a prévenu, hier, que Téhéran pourrait envisager « d’autres options » que la coopération avec l’ONU. Le chef de l’Etat réagissait aux nouvelles critiques du directeur général de l’AIEA, Mohamed El-Baradei, qui juge la coopération iranienne « moins que satisfaisante ». L’AIEA craint que l’Iran, sous couvert de nucléaire civil, ne développe la bombe atomique. Une inquiétude partagée par les Européens, d’autant que Téhéran semble jouer la montre en faisant traîner les négociations. Londres Paris et Berlin ont donc déposé un projet de résolution. Tout en prônant la poursuite de la collaboration, le texte critique sévèrement les autorités de Téhéran. Les Iraniens, eux, accusent les Européens de céder aux pressions américaines qui visent une saisine du Conseil de sécurité de l’ONU et des sanctions internationales.