La Russie met fin officiellement à ses opérations en Tchétchénie

CAUCASE Moscou a toujours refusé d'employer le terme de «guerre» pour qualifier ses actions militaires dans la république voisine…

MD (Avec agence)

— 

"Il n'y aura pas de vide du pouvoir", déclare Vladimir Poutine lors de son arrivée à la tête de l'Etat russe, en 1999. Il a alors déjà engagé le pays dans un guerre contre les rebelles tchétchènes qui fera des dizaines de milliers de victimes.
"Il n'y aura pas de vide du pouvoir", déclare Vladimir Poutine lors de son arrivée à la tête de l'Etat russe, en 1999. Il a alors déjà engagé le pays dans un guerre contre les rebelles tchétchènes qui fera des dizaines de milliers de victimes. — Alexander Nemenov AFP/Archives

20.000 militaires russes vont quitter la Tchétchénie. L'ordre a été donné par le chef du comité anti-terroriste Alexandre Bortnikov ce 16 avril. Lancée en octobre1999 par Moscou, l'opération, surnommée «la deuxième guerre» avait pour but de sécuriser la zone après une attaque des indépendantistes tchétchènes contre la république caucasienne russe du Daguestan et plusieurs attentats meurtriers contre des immeubles en Russie.

Le président russe Dmitri Medvedev s'était dit en faveur de cette mesure le 27 mars dernier. Le Comité antiterroriste souligne d'ailleurs que cette décision a été prise «sur l'ordre du chef» de l'Etat. «Nous apprenons avec grand plaisir la nouvelle de l'annulation de l'opération antiterroriste», a déclaré le président tchétchène, Ramzan Kadyrov, cité par l'agence Interfax.

Un secteur pacifique mais une guérilla demeure

«La république de Tchétchénie, comme le reconnaissent des milliers de visiteurs (...) est un secteur pacifique qui se développe et la levée de l'opération antiterroriste ne peut qu'y permettre la croissance économique», a-t-il ajouté. «Le ministère russe de l'Intérieur mettra en oeuvre la décision d'annuler le régime d'opération antiterroriste de manière efficace et complète», a indiqué jeudi une source au sein de ce ministère à l'agence Interfax.

Mais si les combats de grande envergure se sont terminés vers 2002, une guérilla pro-tchétchène continue d'attaquer des militaires et des policiers en Tchétchénie et dans les républiques voisines de l'Ingouchie et du Daguestan.