Vaccination au Brésil : Le ministère de la Santé préconise une 4e dose pour les immunodéprimés

PIQURE La mesure du ministère de la Santé s’adresse aux personnes de plus de 18 ans atteintes d’un déficit immunitaire grave, aux porteurs du VIH ou aux patients atteints de cancer

20 Minutes avec AFP
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Une personne préparant une dose de vaccin contre le Covid-19, dans la banlieue de Rio de Janeiro le 5 juin 2021 (illustration).
Une personne préparant une dose de vaccin contre le Covid-19, dans la banlieue de Rio de Janeiro le 5 juin 2021 (illustration). — Fotoarena/Sipa USA

Sur les vaccins contre le Covid-19, le  Brésil passe en quatrième vitesse. Les personnes de plus de 18 ans présentant un déficit immunitaire pourront recevoir une quatrième dose, quatre mois après la troisième, a annoncé lundi le ministère de la Santé.

Cette mesure s’applique notamment aux personnes atteintes d’un déficit immunitaire grave, aux porteurs du VIH ou aux patients atteints de cancer suivant une chimiothérapie. La circulaire du ministère prévoit également la réduction de cinq à quatre mois de l’intervalle entre la deuxième et la troisième dose pour la population en général.

Les attaques de Bolsonaro

Le gouvernement brésilien a par ailleurs annoncé lundi le don de 10 millions de doses de vaccins à des pays pauvres, par le biais du système Covax de l’Organisation mondiale de la santé. Le ministère de la Santé a assuré que ce don n’allait « pas compromettre le plan de vaccination » de la population du pays.

La vaccination au Brésil s’est accélérée ces derniers mois et plus des deux tiers de la population a déjà reçu au moins deux doses de vaccin. Mais la campagne d’immunisation a débuté tardivement et de façon chaotique, tandis que le président Jair Bolsonaro multipliait les attaques contre les vaccins. Le chef de l’Etat, qui refuse de se faire vacciner, a d’ailleurs critiqué ces derniers jours la décision du régulateur sanitaire Anvisa d’autoriser jeudi la vaccination pour les enfants de 5 à 11 ans. Dans son direct hebdomadaire sur Facebook, il a demandé la publication des noms des membres de l’Anvisa responsables de cette autorisation.

Une association qui représente des employés de l’agence publique a dénoncé des « méthodes fascistes » du président Bolsonaro et la direction du régulateur a réclamé dimanche à la Police fédérale (PF) une protection pour son personnel, après avoir « reçu des menaces de violence ». La PF a ouvert mercredi une enquête sur de nouvelles menaces de mort contre des membres de l’Anvisa, selon des médias brésiliens. CNN Brasil assure que l’une des cinq directions de l’agence a reçu à elle seule plus de 130 menaces depuis vendredi dernier.