Corée du Nord: Le pays commémore le 10e anniversaire de la mort de Kim Jong Il

DYNASTIE Drapeaux en bernes, et minutes de silence ont permis de rendre hommage à l'ancien leader nord-coréen, décédé en 2011

20 Minutes avec AFP
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Corée du Nord: Le pays commémore le 10e anniversaire de la mort de Kim Jong Il — 20 Minutes

La Corée du Nord a marqué ce vendredi le dixième anniversaire de la mort du dirigeant Kim Jong-il, avec trois minutes de silence et des drapeaux en berne. Kim Jong-il a dirigé le pays pendant 17 ans jusqu’à sa mort en décembre 2011, date à laquelle son fils Kim Jong-un lui a succédé.

Sur une place à Pyongyang, les personnes présentes ont baissé la tête en silence devant des portraits de Kim Jong-il et de son père Kim Il Sung, le fondateur de la Corée du Nord. D’autres personnes se sont inclinées devant une mosaïque murale représentant le père et le fils Kim, avant d’y déposer des fleurs en ce jour glacial dans la capitale.

Eloge du « leadership révolutionnaire » de Kim Jong-il

Les médias nord-coréens, étroitement contrôlés par l’Etat, ont publié ce vendredi des éditoriaux faisant l’éloge du « leadership révolutionnaire » de Kim Jong-il, tout en exhortant la population à rester dévouée à son fils. « Avec le leader respecté Kim Jong Un, nous devons renforcer notre loyauté envers le parti et la révolution », a écrit Rodong Sinmun, le journal officiel du Parti des travailleurs au pouvoir, tout en appelant la population à adhérer aux « idées » du dictateur.

Trois générations de la famille Kim ont régné sur le pays avec une autorité absolue depuis 1948. Sous leur règne, la Corée du Nord a développé des missiles de longue portée et des armes nucléaires, mais son économie d’État est mal gérée et les pénuries alimentaires sont chroniques.

Difficultés

Le pays a fermé ses frontières l’année dernière pour se protéger du coronavirus, mais son économie a été durement touchée par ce blocus qu’il s’est imposé, en plus des sanctions internationales liées à ses programmes d’armement. Kim Jong-un a admis que le pays faisait face à des difficultés et a exhorté la population à se préparer à la « pire des situations ».

D’abord perçu comme l’homme à la main des généraux nord-coréens et des bureaucrates du Parti des travailleurs, le fils et successeur de Kim Jong-il a installé son autorité avec brutalité, faisant exécuter son oncle par alliance Jang Song Thaek pour trahison en 2013.