Coronavirus au Maroc : Après la détection d’un cas Omicron, le pays va refermer ses frontières

MESURES SANITAIRES Selon le ministre de la Santé, ce premier cas local de contamination « est le résultat d’une mutation dans la ville de Casablanca »

20 Minutes avec AFP
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Un voyageur à l'aéroport de Rabat au Maroc, le 29 novembre 2021.
Un voyageur à l'aéroport de Rabat au Maroc, le 29 novembre 2021. — Mosa'ab Elshamy/AP/SIPA

Dans sa lutte contre la propagation du Covid-19, Omicron contraint le Maroc à faire un pas en arrière. Le premier cas d’infection à ce variant du coronavirus a été détecté dans le pays, le décidant à refermer prochainement ses frontières partiellement rouvertes.

« Ce premier cas de contamination par la nouvelle souche Omicron a été détecté chez une citoyenne marocaine dont l’état de santé est stable et ne suscite pas d’inquiétude », a toutefois rassuré mercredi le ministère de la Santé. La patiente a été placée sous supervision médicale dans un hôpital de Casablanca. Selon le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, le variant identifié est local. « Il est le résultat d’une mutation dans la ville de Casablanca ».

Une « propagation fulgurante »

Les autorités ont donc décidé de mettre fin à partir du 23 décembre au dispositif mis en place pour permettre aux Marocains bloqués à l’étranger de regagner leur pays. Ce choix a été pris en raison de « la propagation fulgurante du variant Omicron au niveau planétaire et sa progression préoccupante dans le voisinage européen du Maroc », selon le comité interministériel de suivi du Covid-19.

Annoncée lundi, la levée partielle de la fermeture des frontières aériennes du Maroc, effective depuis le 29 novembre, était destinée à permettre « à titre exceptionnel » aux Marocains coincés à l’étranger de rentrer dans leur pays via le Portugal, la Turquie et les Emirats arabes unis. A partir du 23 décembre, les vols de passagers à destination du royaume seront à nouveau interdits. Le gouvernement autorise cependant des vols spéciaux de rapatriement vers les pays étrangers, notamment vers l’Europe. Toutefois, les professionnels du tourisme s’alarment de l’impact dévastateur de cette nouvelle fermeture sur ce secteur vital pour l’économie du royaume, déjà miné par une crise sans précédent depuis bientôt deux ans.

Hausse des cas depuis le 21 novembre

Mardi, le ministère de la Santé a en outre exhorté la population à respecter les mesures de prévention et à se faire vacciner pour éviter toute détérioration de la situation épidémiologique. Cet appel intervient en réaction « à l’abandon, par un grand nombre de citoyennes et de citoyens, des principales mesures préventives du virus ainsi que suite à la tendance à la hausse de la courbe épidémiologique durant les deux dernières semaines », s’est inquiété le ministère.

Le nombre de cas quotidiens de contamination est en augmentation depuis le 21 novembre au Maroc. La hausse est attribuée à deux facteurs principaux : le non-respect des mesures barrières et la non-adhésion à la campagne de vaccination, notamment pour l’administration de la troisième dose, selon des spécialistes interrogés par le site d’information Medias24. Un total de 22,8 millions de Marocains ont reçu leur 2e dose de vaccin (soit 62,5 % de la population), 24,5 millions la 1ère (67 %) et 2,1 millions la 3e. L’objectif est d’immuniser 80 % de la population, soit 30 millions de personnes.