Les Américanos-Cubains vont pouvoir retourner librement sur leur île d'origine

ETATS-UNIS Barack Obama a ordonné lundi la levée des restrictions sur les voyages et les transferts d'argent...

Avec agence

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Le président Barack Obama au G20 à Londres le 1er avril 2009
Le président Barack Obama au G20 à Londres le 1er avril 2009 — Phil Noble / Reuters

C'est son premier geste. Le président américain a ordonné lundi la levée des restrictions sur les voyages et les transferts d'argent des Américano-Cubains vers leur pays d'origine, tenant là une promesse de campagne.

«Le président Obama a ordonné une série de mesures en direction du peuple cubain, afin de soutenir leur souhait de jouir de droits fondamentaux et de déterminer librement l'avenir de leur pays», a affirmé le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs.

Près de 1,5 millions de personnes concernées

Ces nouvelles règles, qui ne nécessitent pas l'accord du Congrès, concerneraient près de 1,5 million d'Américains dont un membre de la famille vit à Cuba.

Il s'agit de la première mesure du président Obama depuis son arrivée au pouvoir le 20 janvier dans le sens d'un allègement des sanctions contre l'île. Les Etats-Unis imposent depuis 1962 un embargo à Cuba, sauf pour les produits alimentaires et pharmaceutiques. Cet embargo est régulièrement dénoncé par les Nations unies.

Allers et retours de la politique américaine

Les Américains d'origine cubaine ont pu se rendre librement à Cuba pendant une courte période de cinq ans, lorsque le président démocrate Jimmy Carter avait refusé en septembre 1977 de renouveler les restrictions imposées à l'île, rétablies ensuite par son successeur Ronald Reagan en avril 1982.

Un scénario qui s'était reproduit avec les présidents Bill Clinton et George W. Bush qui ont respectivement allégé puis renforcé les sanctions contre l'île.

Le sommet des Amériques en ligne de mire

Il restera cependant interdit d'envoyer de l'argent à des membres du régime castriste ou de l'armée, selon un responsable de la Maison Blanche. Pour le reste des Américains, seuls ceux ayant une raison jugée valable dans les domaines commercial, sportif, culturel ou religieux, peuvent obtenir un visa pour se rendre sur l'île.

L'annonce de ces nouvelles règles intervient à quelques jours du sommet des Amériques, les 17 et 18 avril à Trinité-et-Tobago, organisé en l'absence de La Havane qui n'a pas été invitée. Il s'agira du premier grand rendez-vous du continent avec Barack Obama, dont l'administration a promis d'alléger l'embargo contre Cuba, en fonction de ses avancées démocratiques.