Coronavirus : Omicron se diffuse plus rapidement et les vaccins sans doute moins efficaces, croit l'OMS

VARIANT L’OMS a néanmoins encore besoin de temps pour recueillir plus de données sur les effets d’Omicron

20 Minutes avec AFP
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Le siège de l'OMS à Genève en Suisse.
Le siège de l'OMS à Genève en Suisse. — FABRICE COFFRINI / AFP

Le variant Omicron du coronavirus responsable du  Covid-19 semble se propager plus que le variant Delta, provoquer des symptômes moins sévères et rendre les vaccins moins efficaces, a indiqué ce dimanche l’OMS, qui souligne que les données restent très parcellaires.  Omicron est désormais présent dans 63 pays, a expliqué l’organisation dans une mise au point technique, qui confirme les déclarations de ses responsables ces derniers jours. Cette diffusion plus rapide d’Omicron est constatée non seulement en Afrique du Sud, où Delta était moins prévalent, mais également au  Royaume-Uni, où ce variant domine.

L’OMS ne sait pas pour le moment – faute de données suffisantes – si ce taux de diffusion élevé dans des populations à forte immunité vient du fait qu’Omicron « échappe à l’immunité, profite d’une transmissibilité plus élevée inhérente ou s’il s’agit d’une combinaison des deux ». L’organisation prédit toutefois qu’il « est probable qu’Omicron surpasse Delta dans les lieux où il y a de la transmission communautaire ».

Symptômes plus légers ?

Les données ne sont pas encore suffisantes non plus pour établir le degré de gravité de la maladie provoquée par Omicron, même si pour l’heure les symptômes paraissent « légers à modérés » aussi bien en Afrique australe, où il a été détecté, qu’en Europe. Quant aux vaccins anti-Covid, le peu de données disponibles ainsi que le profil génétique d’Omicron laissent soupçonner « une baisse de l’efficacité » pour ce qui concerne la protection contre « l’infection et la transmission ».

Pour leur part, les laboratoires Pfizer et BioNTech – qui ont mis au point le vaccin Cominarty, l’un des plus efficaces contre le Covid jusqu’à présent – ont assuré en fin de semaine dernière qu’il était « toujours efficace » après trois doses face à Omicron. Les pays qui en ont les moyens encouragent déjà, en majorité, les populations à se faire administrer une dose de rappel. C’est particulièrement le cas en Europe confrontée à une nouvelle déferlante d’infections, provoquée par Delta, suite à l’abandon prématuré des restrictions sanitaires mais aussi des taux de vaccination parfois insuffisants.