Les deux otages au Darfour sont « en bonne santé »

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Les deux travailleuses humanitaires, canadienne et française, enlevées le 4 avril au Darfour, dans l'ouest du Soudan, semblent en bonne santé, selon l'AFP, qui a pu s'entretenir dimanche avec l'une d'elles. « On nous traite bien. On ne sait pas où on est », a confié au téléphone l'otage canadienne, membre de l'ONG française Aide médicale internationale, kidnappée avec sa collègue par des hommes armés à Ed el-Fursan, dans la province du Darfour-Sud. Elles sont aux mains d'une organisation baptisée « Les Aigles de la libération de l'Afrique ». « Nous sommes un nouveau groupe », a précisé un ravisseur par téléphone.

Ce groupe cible « pour l'instant » des ONG françaises en raison de l'affaire de l'Arche de Zoé. « Nous voulons lancer le message au gouvernement français de juger les gens qui ont kidnappé les enfants de l'est du Tchad », a ajouté le ravisseur. En 2007, six membres de cette association avaient été condamnés au Tchad à huit ans de travaux forcés pour avoir tenté d'exfiltrer vers la France 103 enfants présentés comme orphelins du Darfour, alors qu'ils étaient en grande majorité tchadiens. Les condamnés avaient été transférés à Paris fin 2007 et graciés trois mois plus tard par le président tchadien, Idriss Déby Itno, ce qui avait conduit à leur libération. « Notre problème est avec Nicolas Sarkozy et Idriss Déby », a déclaré le ravisseur, sans détailler les demandes du groupe. ■