Etats-Unis : Des sculptures de George Floyd et Breonna Taylor vendues aux enchères

HOMMAGE Les bénéfices seront versés aux associations fondées par les familles des deux victimes de violences policières

20 Minutes avec Agences
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Des habitants de Minneapolis écoutent le verdict au procès de Derek Chauvin, condamné à 22 ans et demi de prison pour le meurtre de George Floyd, le 25 juin 2021.
Des habitants de Minneapolis écoutent le verdict au procès de Derek Chauvin, condamné à 22 ans et demi de prison pour le meurtre de George Floyd, le 25 juin 2021. — Evan Frost/AP/SIPA

Des sculptures à l’effigie de George Floyd et Breonna Taylor, dont les morts provoquées par des violences policières en 2020 ont secoué les États-Unis, vont être vendues aux enchères à des fins caritatives après avoir été exposées à New York, a annoncé la société Sotheby’s jeudi. Les ventes ont lieu en ligne jusqu’au 17 décembre et les bénéfices seront versés aux associations fondées par les familles des deux victimes, We are Floyd et The Breonna Taylor Foundation, a précisé Sotheby’s.

Les deux statues sont l’œuvre de l’artiste Chris Carnabuci, à laquelle s’ajoute pour celle représentant Breonna Taylor le travail du peintre nigérian basé à Brooklyn Laolu Senbanjo (ou Laolu NYC), connu pour avoir travaillé avec Beyoncé.

La statue dorée représentant le visage de l’Afro-américain George Floyd, mort à 46 ans le 25 mai 2020 à Minneapolis par asphyxie lors de son interpellation par la police, avait été vandalisée par un jet de peinture pendant qu’elle était exposée à Union Square, dans Manhattan. Nettoyée depuis, la sculpture d’1,80 mètre de haut est estimée entre 100.000 et 150.000 dollars.

Le vaste débat des violences policières

L’œuvre à l’effigie de Breonna Taylor, tuée par balle à 26 ans à Louisville (Kentucky) dans la nuit du 12 au 13 mars 2020, est estimée à 20.000 à 30.000 dollars. Elle est décorée de motifs provenant de la culture yoruba, qui inspire Laolu Senbanjo.

La mort de George Floyd et les images du policier appuyant son genou sur son cou, deux mois après le décès de Breonna Taylor, avaient provoqué une onde de choc aux États-Unis et déclenché de vastes protestations ainsi un débat national sur le racisme et les violences policières visant les Afro-Américains.