L'Italie enterre ses morts, Berlusconi propose ses villas

FUNERAILLES Les Italiens ont été en deuil toute la journée...

Avec agence

— 

Une femme agenouillée devant un cercueil pendant les funérailles d'Etat des victimes du séisme, à l'Aquila.
Une femme agenouillée devant un cercueil pendant les funérailles d'Etat des victimes du séisme, à l'Aquila. — Chris Helgren / Reuters
Un petit cercueil blanc d'enfant posé sur celui de sa mère: l'image restera l'émouvant symbole de ces obsèques nationales. Les funérailles des victimes du séisme qui a fait près de 300 victimes ont eu lieu ce vendredi, à L’Aquila. Elles ont débuté par la lecture d’un message du pape. Dans la vaste cour de l’école militaire, un des rares édifices épargné, le secrétaire particulier de Benoît XVI a lu un texte dans lequel le pape se joint «au deuil de ceux qui pleurent leurs proches» et souhaite «la guérison rapide des blessés».

Un imam s'est adressé à la foule à l'issue de la cérémonie, évoquant «l'unité de tous au nom du Dieu unique», en hommage aux six victimes de religion musulmane de la catastrophe.

Arrivées par petits groupes le matin, les familles des victimes avaient pris place autour de quatre longues rangées de cercueils. Depuis un autel dressé face aux 200 cercueils, le numéro deux du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, a commencé à célébrer la messe.

Berlusconi propose ses villas aux sans-abris

Les victimes des Abruzzes «sont les morts de toute la nation», a souligné Silvio Berlusconi qui a indiqué que l'évaluation des dégâts prendrait «au moins deux mois».  Il a également proposé de mettre à dispositions de sans-abris ses villas. «Beaucoup de personnes ont déjà offert leurs maisons pour aider les sans-abri du tremblement de terre, et moi aussi je vais faire ce que je peux en offrant certaines de mes demeures», a t-il dit.

D’autres responsables de l'Etat, comme le président de la République Giorgio Napolitano et les présidents des deux chambres du Parlement, occupaient les premiers rangs de l'assistance. Environ 5000 personnes étaient réunies aux côtés des dignitaires.

Dans tout le pays, les drapeaux ont été mis en berne, et toute activité s’est arrêtée au moment des obsèques.