«C'est une bonne chose que le président fasse un régime»: qui a donc trop d’embonpoint?

Avec agence

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Gagné, c’est le président bolivien Evo Morales, qui, avec 14 dirigeants syndicaux proches du pouvoir, s’est déclaré jeudi en grève de la faim pour protester contre le blocage au Parlement de la loi électorale.

Et dans les rangs de l’opposition, on se gausse. Peut-être que Morales «est un petit peu enveloppé, et son costume à 1.500 dollars ne lui va plus, aussi il fait la grève» de la faim, a déclaré Carlos Dabdoub, personnalité du gouvernement provincial de Santa Cruz, un bastion de l'opposition de droite au gouvernement socialiste.

«C'est une bonne chose que le président fasse un régime», a ajouté la députée Lourdes Millares, du principal parti d'opposition Podemos, tandis que l'ancien président de droite Jorge Quiroga ironisait sur le pays plongé dans «le désespoir du régime présidentiel». La gouverneure de Chuquisaca Savina Cuellar, passée à l'opposition, a également badiné, assurant que Morales «observe un jeûne pour la Semaine sainte en pénitence pour tout ce qu'il fait» au gouvernement.

Arturo Murillo, élu du centre-droit s'est lui aussi référé à l'embonpoint du chef de l'Etat, mais a surtout suggéré qu'au lieu d'une grève de la faim, «on se mette à travailler», allusion à un compromis nécessaire entre majorité et opposition au Parlement bicaméral, pour adopter la loi électorale devant régir les élections générales de décembre. Majorité et opposition sont en désaccord sur registre électoral, le vote des Boliviens de l'étranger, le nombre de sièges dévolus aux minorités indigènes.

Morales a exclu de faire adopter la loi électorale par décret présidentiel.