Ukraine : Avant un dialogue Biden-Poutine, Européens et Américains unis pour défendre la souveraineté du pays

CRISE Selon un haut responsable américain, la Russie se préparerait à déclencher une offensive impliquant jusqu’à 175.000 hommes. Biden et Poutine vont se parler ce mardi

20 Minutes avec AFP
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Des militaires ukrainiens, à Kiev le 6 décembre 2021.
Des militaires ukrainiens, à Kiev le 6 décembre 2021. — Vitaly Zalessky/TASS/Sipa USA/SI

Alors que Joe Biden et Vladimir Poutine vont se parler ce mardi par visioconférence, le spectre d’une grave crise diplomatique se rapproche dans le dossier ukrainien. Au vu des « tensions entre la Russie et l’ Ukraine​ », les dirigeants de l’Allemagne, des Etats-Unis, de la France, de l’Italie et du Royaume-Uni ont ainsi « exprimé leur détermination à ce que la souveraineté » de l’Ukraine « soit respectée », a indiqué l’Elysée lundi.

La Russie étant accusée de préparer une attaque de son voisin, Emmanuel Macron et les quatre autres chefs d’État et de gouvernement ont également « dit leur engagement à agir pour maintenir la paix et la sécurité en Europe », a ajouté la présidence française à l’issue d’un appel téléphonique entre les cinq dirigeants. Selon l’Elysée, ils ont tous rappelé la nécessité que la Russie se réengage dans les négociations avec l’Ukraine, dans le cadre du groupe dit « Normandie », sous l’égide de la France et de l’Allemagne.

L’avertissement de Washington

La pression monte donc sur Poutine avant son échange avec Biden. La Maison-Blanche a même lancé un avertissement à Moscou lundi : les Etats-Unis, en plus de prendre des sanctions économiques, sont prêts à augmenter leur présence militaire en Europe de l’Est si une attaque contre l’Ukraine se produit.

Signe du pic de tension, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est par ailleurs rendu lundi sur la ligne de front avec les séparatistes prorusses dans l’est de son pays. Un haut responsable américain a également affirmé au Washington Post de vendredi que la Russie se préparait à déclencher début 2022 une offensive impliquant jusqu’à 175.000 hommes. Moscou a toutefois plusieurs fois démenti toute velléité belliqueuse et a accusé les pays occidentaux de multiplier les « provocations ».