Coronavirus : Le secteur du transport international plaide pour garder les frontières ouvertes

EPIDEMIE Malgré l'arrivée du variant Omicron, plusieurs organisations réclament une libre circulation pour les travailleurs des transports, leur accès prioritaire aux vaccins et la création de protocoles de vaccination harmonisés

20 Minutes avec AFP
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Les camions au compte gouttes sur le port de Calais.
Les camions au compte gouttes sur le port de Calais. — G. Durand / 20 Minutes

Les restrictions de voyage et les fermetures de frontière, en raison du variant Omicron, exposent le secteur du transport international à un risque accru d’effondrement, ont mis en garde des organisations et syndicats représentant les transports routiers, aérien et maritime, ce vendredi.

L’Association internationale du transport aérien (IATA), la Chambre internationale du transport maritime (ICS), l’Union internationale des transports routiers (IRU) et la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) ont appelé conjointement les gouvernements à « ne pas réimposer des restrictions aux frontières qui limitent davantage la liberté de mouvement des travailleurs du transport international et à tirer les leçons de ces deux dernières années ».

Des « chaînes d’approvisionnement déjà en difficulté »

« Les travailleurs des transports transfrontaliers, gens de mer, équipages aériens et chauffeurs routiers doivent pouvoir continuer à faire leur travail et traverser les frontières sans règles de voyage trop restrictives, afin de laisser en mouvement des chaînes d’approvisionnement déjà en difficulté », écrivent-elles dans un communiqué commun.

Une semaine après que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a jugé le variant Omicron du Covid-19 « préoccupant », au moins 56 pays ont réimposé divers degrés de restrictions de voyage, notent-elle. « Après près de deux ans de gestion du Covid-19, nous aurions dû progresser au-delà de ces réponses instinctives, non coordonnées, pavloviennes », a déploré le directeur général de l’IATA Willie Walsh, cité dans le communiqué.

Libre circulation pour les travailleurs des transports

« Il existe une crainte réelle et légitime qu’à moins qu’une action coordonnée ne soit prise par les dirigeants du monde, nous retrouvions une crise des changements d’équipages comme en 2020 où plus de 400.000 marins ont été touchés par des restrictions de voyage inutilement sévères », a de son côté noté Guy Platten, secrétaire général de l’ICS.

« Le moment est venu pour les chefs d’Etat d’écouter les dirigeants et les travailleurs du secteur, en prenant ensemble des mesures décisives et coordonnées pour alléger la pression sur la chaîne logistique et soutenir une main d’œuvre du secteur des transports épuisée », insistent les organisations. Elles demandent une libre et sûre circulation pour les travailleurs des transports, leur accès prioritaire aux vaccins reconnus par l’OMS et la création de protocoles de vaccination harmonisés. Leur activité représente 20.000 milliards de dollars du commerce mondial chaque année et 65 millions de travailleurs dans le monde, selon le communiqué.