pauvres et malades de la crise

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Un groupement de quinze ONG appelé Action for Global Health (AfGH), s'alarme de l'impact de la crise sur l'aide au développement en matière de santé. Dans un rapport publié, hier, à l'occasion de la Journée mondiale de la santé et présenté à l'Assemblée nationale, AfGH souligne que la crise va « accentuer les difficultés » des pays du Sud. Dans l'Afrique subsaharienne, « la réduction de la croissance coûtera 18 milliards de dollars aux 390 millions d'habitants qui vivent déjà dans un état de pauvreté extrême, soit une réduction de 20 % du revenu par habitant », indique le rapport « La santé en crise ». Les auteurs estiment ainsi que « la crise économique actuelle entraînera le décès supplémentaire de 200 000 à 400 000 enfants ». Face à cette menace, AfGH affirme que « l'Europe ne réagit pas assez rapidement ni suffisamment pour soutenir financièrement les pays en développement ». Il appelle à ne pas se servir de la crise comme d'« un prétexte pour revenir sur des engagements pris. » ■F. V.