Répliques mortelles du séisme des Abruzzes

Armelle Le Goff (avec AFP)

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Une nouvelle secousse de 5,5 à 5,7 sur l'échelle de Richter, a fait un mort, hier soir, vers 20 h, dans les Abruzzes. Pratiquement l'équivalent de la première secousse, survenue lundi (6,2). Depuis, le bilan ne cesse de s'alourdir. Hier soir, on faisait état de 208 morts, 1 000 blessés et 17 000 sans-abri, principalement des habitants de la ville de L'Aquila, cité du XIIIe siècle. Des communes environnantes ont aussi été durement touchées. A Onna, petit village de 300 habitants, 40 personnes sont décédées.

Ce tremblement de terre est le plus meurtrier depuis trente ans dans la péninsule. Parmi les victimes, une jeune touriste française. Deux ressortissants de l'Hexagone feraient également partie des blessés. Les opérations de secours, auxquelles participent plus de 7 000 pompiers, militaires et policiers étaient toujours en cours hier. Le Premier ministre, Silvio Berlusconi, a affirmé hier qu'elles prendraient fin dans « quarante-huit heures, quand nous aurons la certitude » qu'il n'y a plus personne sous les décombres. Depuis lundi, en effet, 150 personnes ont été extraites vivantes des ruines. Parmi elles, une femme de 98 ans, retrouvée saine et sauve après y avoir passé trente heures. Pour les quelque 17 000 sans-abri, la situation est difficile. Faute de tentes en nombre suffisant, beaucoup d'entre eux n'ont eu d'autre choix que de dormir dans leur voiture. Des villages de tentes ont néanmoins été installés et une dizaine de casernes, stades et gymnases ont été aménagés en centres d'accueil. Les dégâts sont importants. Au total, plus de 10 000 bâtiments ont été endommagés. Selon une première estimation gouvernementale, 1,3 milliard d'euros seront nécessaires pour la reconstruction. ■