Variant Omicron : Les vaccins existants seront moins efficaces, estime le patron de Moderna

CORONAVIRUS Selon le patron de Moderna, le vaccin actuel n’aura pas « le même niveau d’efficacité que celui que nous avions contre le variant Delta »

20 Minutes avec AFP
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Un flacon du vaccin Moderna, ici à Haïti. (illustration)
Un flacon du vaccin Moderna, ici à Haïti. (illustration) — Joseph Odelyn/AP/SIPA

Les vaccins existants contre le coronavirus seront moins efficaces contre le variant Omicron, a déclaré le patron de l’entreprise pharmaceutique américaine Moderna, ce mardi, dans une interview publiée mardi dans le Financial Times, ajoutant qu’il faudra plusieurs mois pour mettre au point un nouveau sérum.

Stéphane Bancel estime qu’il y aura une « baisse significative » de l’efficacité des vaccins. « Tous les scientifiques à qui j’ai parlé (…) disent "cela ne va pas le faire" », selon lui.

« Un risque très élevé »

Il a indiqué au quotidien que des données sur l’efficacité des vaccins actuels seront disponibles dans les deux prochaines semaines. Cette mise en garde de Stéphane Bancel intervient alors que les ministres de la Santé du G7 se sont réunis en urgence pour évoquer ce nouveau variant qui se propage à travers la planète et que de nouveaux pays ont décidé de fermer à nouveau leurs frontières.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que ce nouveau variant du coronavirus présente « un risque très élevé » au niveau mondial. Stéphane Bancel a expliqué que les chercheurs sont inquiets car 32 des 50 mutations trouvées dans le variant Omicron se trouvent dans la protéine spike, clef d’entrée du virus dans l’organisme.

Une dose de rappel spécifique

Selon lui, le vaccin actuel n’aura pas « le même niveau d’efficacité que celui que nous avions contre le variant Delta ». Moderna a déjà annoncé son intention de développer une dose de rappel spécifique pour ce nouveau variant, tout comme le laboratoire américain Pfizer.

Le patron de laboratoire a estimé que son entreprise est en mesure de fournir entre 2 et 3 milliards de doses en 2022, mais qu’il serait dangereux d’orienter toute la production vers un vaccin spécifique au variant Omicron alors que d’autres souches du virus circulent toujours.