Afrique du Sud : Oscar Pistorius transféré pour sa demande de liberté conditionnelle

FEMINICIDE Oscar Pistorius a tué sa petite amie il y a huit ans

J.-L.D. avec AFP
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Oscar Pistorius à son procès, illustration
Oscar Pistorius à son procès, illustration — Masi Losi / POOL / AFP

Le champion paralympique sud-africain, Oscar Pistorius, en prison pour le meurtre de sa petite amie en 2013, a été transféré dans une prison du sud du pays dans le cadre de sa demande de liberté conditionnelle, ont indiqué lundi les services pénitentiaires.

« Oscar Pistorius a été conduit dans une prison de Gqeberha (sud). Il y restera jusqu’à la fin de sa procédure de demande de libération conditionnelle », a déclaré un porte-parole. L’ancien athlète amputé sous les deux genoux était jusqu’ici détenu dans une prison de la capitale Pretoria.

Quatre tirs sur sa petite amie

Alors au sommet de sa gloire, il avait été reconnu coupable en 2015 d’avoir tué la mannequin Reeva Steenkamp le jour de la Saint-Valentin, en tirant quatre fois à travers la porte des toilettes. Condamné à 13 ans de prison, il a toujours nié le meurtre, affirmant avoir été persuadé qu’un voleur s’était introduit dans sa maison ultra-sécurisée de Pretoria.

Un an plus tôt, Oscar Pistorius, surnommé « Blade Runner », était devenu une star mondiale en s’alignant avec les athlètes valides aux 400 mètres des Jeux Olympiques de Londres. Aujourd’hui âgé de 34 ans, il a purgé plus de la moitié de sa peine en juillet, soit le minimum requis pour envisager une libération conditionnelle.

Une libération possible vécue comme un choc

L’avocate de la famille Steenkamp, Tania Koen, a déclaré avoir été informée du transfert. « Les services pénitentiaires doivent envoyer des travailleurs sociaux pour parler aux parents et les préparer » à la procédure de demande de libération, a-t-elle déclaré, sans plus de commentaire.

Elle avait expliqué plus tôt ce mois-ci que l’annonce d’une possible libération conditionnelle avait été un choc pour les parents de la victime, June et Barry Steenkamp. La date du début des entretiens n’a pas été communiquée. Selon la procédure sud-africaine, les services pénitentiaires doivent conduire des entretiens avec la victime ou sa famille, ainsi qu’avec le détenu avant toute libération conditionnelle.