Grèce : Ouverture de deux nouveaux camps fermés pour migrants

IMMIGRATION Fermés la nuit, ils sont équipés de lecteurs d’empreintes digitales mais permettent aussi un accès à l’eau courante

20 Minutes avec AFP
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L'ancien camp de l'île de Lesbos était un véritable bidonville.
L'ancien camp de l'île de Lesbos était un véritable bidonville. — John Liakos/Intime/Athena Pictures/Shutterstock/SIPA

La Grèce a ouvert ce samedi deux nouveaux camps fermés pour demandeurs d'asile dans les îles de Leros et de Kos, un modèle critiqué par des défenseurs des droits humains pour les contrôles stricts qui y sont imposés. « Une nouvelle ère commence », a déclaré le ministre des Migrations Notis Mitarachi en annonçant l’ouverture de ces deux nouveaux camps. La Grèce a prévu d’ouvrir deux autres nouveaux camps sécurisés sur les îles de Lesbos et de Chios.

Les nouveaux camps sécurisés, entourés de barbelés, pourvus de caméras de surveillance et de portails magnétiques où les demandeurs d’asile doivent présenter des badges électroniques et leurs empreintes digitales pour pouvoir entrer, sont fermés la nuit. Ils sont également dotés de commodités comme l’eau courante, les toilettes et de meilleures conditions de sécurité qui étaient absentes dans les anciens camps. Les demandeurs d’asile peuvent sortir dans la journée mais doivent impérativement rentrer le soir.

Un million de demandeurs d’asile en 2015

Ces nouvelles installations que la Grèce s’est engagée à mettre en place grâce des fonds de l’Union européenne à hauteur de 276 millions d’euros, sont appelées à remplacer les anciens camps sordides où s’entassaient des milliers de migrants dans des conditions insalubres. « Nous libérons nos îles du problème des migrants et de ses conséquences », a ajouté le ministre. « Les images des années 2015-2019 appartiennent désormais au passé ».

Le premier camp sécurisé de ce type a été ouvert en septembre sur l’île de Samos, après le démantèlement du vieux camp, véritable bidonville, qui avait abrité près de 7.000 demandeurs d’asile au plus fort de la crise migratoire entre 2015 et 2016. La Grèce avait été la principale porte d’entrée par laquelle plus d’un million de demandeurs d’asile, principalement des Syriens, des Irakiens et des Afghans, étaient arrivés en Europe en 2015. La situation en Afghanistan a fait redouter l’arrivée d’une nouvelle vague de migrants.

Des ONG se sont toutefois inquiétées de l’isolement des personnes qui y sont hébergées, estimant que leur liberté de mouvement ne devrait pas être soumise à des restrictions aussi sévères. Selon des estimations de l’ONU, quelque 96.000 réfugiés et demandeurs d’asile se trouvent sur le territoire grec.