Naufrage de migrants : Le Royaume Uni et la France promettent d’intensifier leurs efforts conjoints

DRAME Alors que 27 migrants sont morts mercredi en tentant de traverser la Manche, Boris Johnson et Emmanuel Macron ont eu un entretien téléphonique pour réfléchir à des solutions

20 Minutes avec AFP
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Un rescapé du drame qui a vu 27 migrants mourir mercredi en tentant de traverser la Manche.
Un rescapé du drame qui a vu 27 migrants mourir mercredi en tentant de traverser la Manche. — Stuart Brock/LNP//SIPA

Le Royaume Uni et la France ont promis de lier leurs efforts face au drame des migrants. Alors que 27 migrants sont morts mercredi en tentant de traverser la Manche, le Premier ministre britannique Boris Johnson et Emmanuel Macron ont convenu, lors d’un entretien téléphonique, « de l’urgence d’intensifier leurs efforts conjoints pour empêcher ces traversées mortelles et de faire tout leur possible contre les gangs mettant des vies en danger », a indiqué un porte-parole de Downing Street.

Ils ont également souligné l’importance de travailler étroitement avec des pays voisins comme la Belgique et les Pays-Bas ainsi qu’à travers le continent européen pour « s’attaquer au problème efficacement avant que (les migrants) n’atteignent la côte française ».

« Choqué, révolté et profondément attristé »

Boris Johnson avait en outre reconnu auparavant sur Sky News que les efforts n’avaient pas été « suffisants », disant avoir « eu des difficultés à persuader certains de (ses) partenaires, en particulier les Français, d’agir à la hauteur de la situation ». A l’issue d’une réunion de crise, le Premier ministre conservateur s’est également dit « choqué, révolté et profondément attristé » par le drame survenu mercredi.

Les traversées illégales de la Manche attisent régulièrement les tensions entre Paris et Londres, les autorités britanniques estimant insuffisants les efforts entrepris côté français pour empêcher les candidats à l’exil d’embarquer malgré le versement d’aides financières. Les Français, qui réfutent ces accusations, rétorquent que Londres rechigne à effectivement délier les cordons de la bourse.