Fusillade dans l'Etat de New York: le tireur présumé est mort, les otages libres

FAIT DIVERS 14 personnes ont été tuées, la police reste prudente...

M.Gr. et P.B.

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Le bâtiment, à Binghamton, dans l'Etat de New York, où le forcené retient une quarantaine d'otages.
Le bâtiment, à Binghamton, dans l'Etat de New York, où le forcené retient une quarantaine d'otages. — DR

On en sait désormais un peu plus sur le drame qui s'est déroulé vendredi matin, dans un centre pour immigrés à Binghamton dans l'Etat de New York. 14 personnes ont trouvé la mort -dont le tueur présumé qui se serait suicidé. 37 ont pu sortir libres, dont quatre sont dans un état grave.

Lors d'une conférence de presse, en fin d'après-midi, le chef de la police locale a révélé que le tueur se trouvait «probablement» parmi les victimes, la police ayant retrouvé des minutions dans ses poches et deux armes de poing.  La chaîne NBC et d’autres parlent d’un homme de 42 ans, d’origine vietnamienne, qui aurait été licencié de chez IBM il y a peu. Mais la police n’a pour l’instant pas confirmé ces informations, au cas ou l’homme retrouvé mort soit innoncent.

Une receptionniste blessée donne l'alerte

A 10h30, le tueur a apparemment fait irruption dans le hall de l'American Civic Association, un centre d'aide pour les immigrés et les réfugiés. Il a aussitôt tiré sur la receptioniste avant d'ouvrir le feu dans une salle où se déroulait un test de citoyenneté. Blessée, la receptionniste a fait semblant d'être morte avant de ramper sous son bureau et d'appeler la police au 911.

Arrivés sur les lieux 2 minutes plus tard, la police et le FBI ont donné des instructions aux personnes réfugiées au sous-sol du centre pour qu'elles se baricadent. La situation est ensuite restée floue pendant plusieurs heures, la police ne sachant pas si le tueur se trouvait dans le bâtiment. Elle a fouillé avec précaution chaque pièce. Les deux hommes d'origine asiatique ressortis avec des menottes en plastique sont désormais totalement hors de cause.




Une attaque planifiée

Le suspect avait placé sa voiture pour bloquer une porte arrière du bâtiment et empêcher toute sortie. Un signe, selon les autorités que la prise d'otage aurait été planifiée.


Selon le maire Matthew Ryan, les forces de l'ordre ont aussitôt bouclé le quartier et fermé une école se trouvant dans le voisinage. Joint au téléphone par 20minutes.fr, Binghanton High, un lycée situé à 150m de la scène, confirme que «personne n’a eu le droit de sortir. Tous les élèves et le personnel étaient en sécurité et sont restés loin des fenêtres.»


Ce centre civique accompagne les immigrants et les réfugiés, proposant des conseils et des interprètes pour les demandes de naturalisation et d'implantation, ainsi que les modalités pour des réunifications familiales.

Pour l'instant, la police se refuse à avancer tout motif, racial ou économique pour expliquer le drame. Il s'agit de la tuerie la plus grave dans le pays depuis celle de l'université Virginia Tech, il y a deux ans, qui avait fait 33 victimes mortelles.