La Corée du Nord pourrait lancer dès samedi un présumé «satellite»

SECURITE Barack Obama a appelé Pyongyang à stopper les préparatifs, depuis le sommet de l'Otan...

MD (Avec agence)

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Mais les Etats-Unis et leurs alliés asiatiques soupçonnent que ce lancement ne masque un tir expérimental de missile longue portée Taepodong-2, théoriquement capable de frapper un territoire américain comme l'Alaska.
Mais les Etats-Unis et leurs alliés asiatiques soupçonnent que ce lancement ne masque un tir expérimental de missile longue portée Taepodong-2, théoriquement capable de frapper un territoire américain comme l'Alaska. — Afp Infographie AFP/Infographie

La Corée du Nord parle d'un satellite, la communauté internationale utilise plutôt le terme «missile». C'est bien là ce qui effraye, notamment, les Etats-Unis qui exhortent Pyongyang à renoncer à un tel lancement. Mais selon Séoul, le voisin du nord n'a pas l'intention de revoir ses plans. Pyongyang pourrait lancer dès samedi un présumé «satellite», a annoncé vendredi le président sud-coréen Lee Myung-Bak.
 
Obama lance un dernier appel
 
Dans une sorte d'appel de la dernière chance, le président américain Barack Obama a appelé vendredi la Corée du Nord à stopper les préparatifs de son lancement de missile. «Nous avons fait savoir clairement aux Coréens du Nord que leur lancement de missile est provocateur», a-t-il déclaré à Strasbourg lors d'une conférence de presse, à quelques heures de l'ouverture d'un sommet de l'Otan.
 
«Ca exerce une énorme pression sur les conversations à six et ils (les Coréens du Nord) devraient stopper le lancement», a insisté le président américain, dans une allusion aux négociations à Six sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.
 
Le temps au beau fixe
 
Seules les conditions météorologiques pourraient retarder le projet, a affirmé vendredi à des journalistes le président Lee, qui participait au G20 à Londres. «S'ils pensent que ça leur convient, alors ce sera demain» (samedi), a-t-il déclaré. Une information qui complète celle du Premier ministre japonais Taro Aso. Il avait évoqué récemment le probable lancement de samedi. L’agence météorologique sud-coréenne prévoit pour ce week-end un ciel couvert mais ni pluie ni vent fort, au-dessus du site de lancement de Musudan-ri, ce qui autoriserait le décollage d'un lanceur.
 
Les Etats-Unis et leurs alliés asiatiques soupçonnent que ce lancement puisse masquer un tir expérimental de missile longue portée Taepodong-2, théoriquement capable de frapper l'Alaska. Pour le Premier ministre japonais, «un test de missile portera atteinte à la paix et à la stabilité dans la région». «Le lancement du missile constituera une violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et est de ce fait inacceptable», a-t-il ajouté.
 
Le Japon, comme les Etats-Unis et la Corée du Sud, ont promis une réponse «ferme». «Le Japon réclamera une réunion d'urgence du Conseil de sécurité pour discuter de cette question», a indiqué jeudi l'ambassadeur japonais à l'ONU, Yukio Takasu. Pyongyang a rétorqué qu'il assimilerait toute interception de sa fusée à un «acte de guerre» et que de nouvelles sanctions de l'ONU seraient perçues comme «un acte hostile» entraînant la rupture des négociations sur sa dénucléarisation.