Décision négative pour Cassez?

JUSTICE Selon la presse mexicaine, la commission chargée de statuer sur le sort de la Française devrait refuser son rapatriement en France...

Vincent Vantinghem

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Nicolas Sarkozy et Felipe Calderon ont décidé lundi de confier à un groupe de juristes de leurs deux pays le soin de trouver une issue à l'épineux dossier Florence Cassez, cette Française condamnée par la justice mexicaine pour des faits de complicité d'enlèvement qu'elle nie.
Nicolas Sarkozy et Felipe Calderon ont décidé lundi de confier à un groupe de juristes de leurs deux pays le soin de trouver une issue à l'épineux dossier Florence Cassez, cette Française condamnée par la justice mexicaine pour des faits de complicité d'enlèvement qu'elle nie. — Alfredo Estrella AFP/Archives
Florence Cassez ne serait pas encore au courant. Selon Proceso, un journal mexicain, la commission chargée de statuer sur le «transfèrement» de Florence Cassez s'apprêterait à rendre un avis négatif. Condamnée au Mexique à 60 ans de prison pour une série d'enlèvements, la Nordiste de 34 ans avait retrouvé des raisons d'espérer lors du récent voyage de Nicolas Sarkozy à Mexico. «Je l'ai eue au téléphone. Elle va demander son 'transfèrement' dans une prison française, avait expliqué le Président de la République. Une commission juridique va étudier cette question.» En cas d'avis positif, la peine de la Française aurait pu être commuée en 20 ans de prison dans l'Hexagone.

Réunion avant le 15 avril

C'était il y a trois semaines. Sauf que, selon le journal Proceso qui cite des «sources proches du dossier», cette commission est sur le point de rendre un avis négatif. «C'est une nouvelle campagne d'intoxication de la presse mexicaine, a réagi Frank Berton, l'avocat de la Française. La commission doit se réunir avant le 15 avril. On en saura plus à ce moment-là.» En attendant, l'avocat envisage de solliciter un nouveau rendez-vous avec Nicolas Sarkozy pour faire le point sur ce dossier. L'Elysée s'est refusé à tout commentaire sur ce qu'elle ne qualifie encore que de «rumeur».
Elections
Persuadée de la cupabilité de la Française, l'opinion publique mexicaine a critiqué le «laxisme» du président Calderon dans cette affaire. Il est en baisse dans les sondages à l'approche des législatives.