Russie : L’armée admet avoir détruit un satellite en orbite

TIR Un nuage de débris spatiaux, causé par un missile russe, a menacé la Station spatiale internationale dans la nuit de ce mardi

20 Minutes avec AFP
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Un satellite. Illustration.
Un satellite. Illustration. — Otan France

La Russie​ a reconnu, ce mardi, avoir effectué un tir d'essai contre l'un de ses vieux satellites en orbite, tout en jugeant « hypocrites » les déclarations de Washington qui l’accuse d’avoir mis en danger l’équipage de la Station spatiale internationale (ISS).

« Le 15 novembre, le ministère russe de la Défense a mené avec succès un test à l’issue duquel l’engin spatial Tselina-D, en orbite depuis 1982 et inactif, a été détruit », a indiqué l’armée russe dans un communiqué. Le ministre Sergueï Choïgou a même jugé que ce test avait été « un bijou ».

Un danger potentiel pour l’ISS

Moscou a fait feu lundi de la Terre sur un vieux satellite soviétique à l’occasion d’un test qui, selon les Etats-Unis, a généré un « nuage » de débris potentiellement dangereux pour la station orbitale et une foule de satellites. Les sept personnes à bord de l’ISS ont dû provisoirement se réfugier dans leurs vaisseaux amarrés à la station pour permettre si nécessaire leur évacuation. L’incident a donc mis en lumière les risques d’une militarisation du cosmos.

Le ministère russe a dénoncé les accusations « hypocrites » de Washington quant au danger que représenteraient les débris. « Les Etats-Unis savent pertinemment que ces fragments (…) ne présenteront aucune menace », a-t-il soutenu dans un communiqué. La veille, le patron de la Nasa, Bill Nelson, s’est pourtant dit « scandalisé » par une action « déstabilisatrice » faisant également peser des risques sur la station chinoise.

Un acte « irresponsable »

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a quant à lui affirmé que ce champ de débris créé par le tir d’un missile russe allait menacer les activités spatiales « pour des décennies ». Il a aussi promis que son pays allait « travailler » avec ses alliés pour répondre à « cet acte irresponsable ».

« L’Espace est un bien commun (…). Les saccageurs de l’Espace ont une responsabilité accablante en générant des débris qui polluent et mettent nos astronautes et satellites en danger », a pour sa part réagi la ministre française des Armées Florence Parly.