Brésil : Les WC « inclusifs » de McDonalds créent la polémique

SOCIETE McDonald’s a quinze jours pour se mettre en conformité, au risque de voir son restaurant fermé

20 Minutes avec agences
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Une enseigne McDonald's, ici à Paris. (illustration)
Une enseigne McDonald's, ici à Paris. (illustration) — NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Une polémique secoue McDonald’s au Brésil, où il se voit reprocher des toilettes communes à tous les sexes au grand dam des conservateurs, alors que le géant du fast-food pensait offrir des WC « inclusifs ». Tout a commencé par une vidéo d’une cliente dans les toilettes d’un McDonald’s de Bauru, ville de l’Etat de Sao Paulo, dans le sud-est du pays, montrant des cabines individuelles, mais avec une entrée et des lavabos communs.

« Des enfants utilisent ces toilettes ! », s’indigne la Brésilienne dans cette vidéo devenue l’une des plus commentées ce week-end au Brésil sur les réseaux sociaux. « C’est du communisme à Bauru, une honte ». Suivent des réactions outrées d’élus conservateurs critiquant la chaîne de restauration rapide. Face à la polémique, la maire s’est emparée de l’affaire.

« Les toilettes doivent être séparées et identifiées, une pour chaque sexe »

« La Vigilance sanitaire s’est rendue sur place et a constaté que les normes sanitaires de la municipalité n’avaient pas été respectées », a annoncé en personne sur Twitter Suellen Rosim, la maire de Bauru. McDonald’s a quinze jours pour se mettre en conformité, au risque de voir son restaurant fermé : « les toilettes doivent être séparées et identifiées, une pour chaque sexe », insiste la mairie.

McDonald’s a réagi dans un communiqué en assurant avoir « adopté des cabines individuelles » dans ses restaurants dans un souci d'« inclusion et de respect », pour que « toutes les personnes se sentent bienvenues pour les utiliser », indépendamment de leur sexe de naissance. La chaîne assure « être en contact avec les autorités » pour que ses restaurants soient mis aux normes. Les questions de genre sont particulièrement sensibles au Brésil depuis l’arrivée au pouvoir il y a trois ans du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, coutumier de dérapages sexistes ou homophobes.