Crise des migrants : Washington annonce préparer de nouvelles sanctions contre les actes « inhumains » de la Biélorussie

MIGRANTS Les Etats-Unis veulent « réclamer des comptes » au président Alexandre Loukachenko, responsable selon eux d'attaques contre les droits humains

20 Minutes avec AFP
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Des migrants se dirigent vers la frontière polonaise, le 15 novembre
Des migrants se dirigent vers la frontière polonaise, le 15 novembre — LEONID SHCHEGLOV / BELTA / AFP

Les Etats-Unis ont annoncé lundi « préparer » de nouvelles sanctions contre la Biélorussie, « en coordination avec l’Union européenne », pour dénoncer l’exploitation « inhumaine » des flux migratoires.

« Nous allons continuer à réclamer des comptes » au pouvoir du président Alexandre Loukachenko « pour ses attaques persistantes contre la démocratie, les droits humains et les normes internationales », a prévenu le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price devant la presse.

L’UE va aussi sanctionner

La Biélorussie est accusée d’avoir orchestré l’afflux de migrants désormais massés à sa frontière avec la Pologne pour se venger de sanctions occidentales prises après la répression de l’opposition dans ce pays suite à un scrutin contesté. Entre 2.000 et 3.000 personnes souvent originaires du Kurdistan irakien, dont des femmes et des enfants, campent depuis plusieurs jours par un froid glacial à la frontière entre ces deux pays d’Europe de l’Est, agglutinés autour de feux de camp ou emmitouflés dans des couvertures.

L'UE a annoncé lundi préparer de nouvelles sanctions contre le régime biélorusse, qui toucheront « un nombre important » de personnes et entités, a précisé le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell. Alexandre Loukachenko s’est lui dit prêt à se « défendre » en cas de mesures de rétorsion européennes.

Entretiens Macron-Poutine et Merkel-Loukachenko

La pression sur les dirigeants russe et biélorusse s’est accrue, avec des entretiens entre le président français Emmanuel Macron et son homologue russe Vladimir Poutine, ainsi qu’entre la chancelière allemande Angela Merkel et le président biélorusse Alexandre Loukachenko.

Emmanuel Macron et Vladimir Poutine, principal allié du dirigeant biélorusse, se sont mis d’accord sur une « désescalade » de cette crise migratoire, selon l’Elysée. De son côté, la Pologne a annoncé lundi qu’elle commencerait en décembre la construction d’un mur le long de la frontière avec le Biélorussie, en vue de l’achever au premier semestre 2022, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur.