Irak : Le Premier ministre sort indemne d’une « tentative d’assassinat »

INSTABILITE Le bureau de Moustafa al-Kazimi affirme que la résidence du Premier ministre a été la cible d’un « drone piégé » dans la nuit de samedi à dimanche

20 Minutes avec AFP
Le Premier ministre iraquien, Moustafa al-Kazimi, à Bagdad le 23 juillet 2021.
Le Premier ministre iraquien, Moustafa al-Kazimi, à Bagdad le 23 juillet 2021. — Khalid Mohammed/AP/SIPA

L’escalade continue dans la crise que traverse l’Irak. Selon son bureau, le Premier ministre Moustafa al-Kazimi est sorti indemne d’une « tentative d’assassinat ratée » dans la nuit de samedi à dimanche au moyen d’un « drone piégé » qui a visé sa résidence à Bagdad.

Cette attaque est la première à viser la résidence de Moustafa al-Kazimi, au pouvoir depuis mai 2020. Les Etats-Unis ont aussitôt condamné un « acte apparent de terrorisme » contre « le cœur de l’Etat irakien ».

Tensions autour des législatives du 10 octobre

Les faits surviennent surtout au moment où les partis mènent des tractations en vue de former des coalitions parlementaires sur la base des résultats préliminaires du scrutin du 10 octobre. L’Alliance de la conquête, vitrine politique du Hachd al-Chaabi, une influente coalition d’anciens paramilitaires pro-Iran​, a vu son nombre de sièges fondre à l’issue du vote et dénonce une « fraude » électorale. Certains partisans du Hachd accusent le Premier ministre d’être « complice » de cette « escroquerie ».

L’attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat et on ignorait si elle avait fait des blessés, ainsi que l’étendue des dégâts matériels. « Je vais bien, Dieu soit loué, et j’appelle au calme et à la retenue de la part de tous pour le bien de l’Irak », a écrit, sur Twitter, le Premier ministre.

Une roquette ou un drone

Deux sources sécuritaires ont par contre affirmé qu’une « roquette », plutôt qu’un drone piégé, s’était abattue sur la maison de Moustafa al-Kazimi dans la zone verte, périmètre ultra-protégé situé en plein cœur de la capitale irakienne qui abrite l’ambassade américaine et des bâtiments gouvernementaux. Après l’attaque, les forces de sécurité ont été déployées en nombre à l’intérieur de la zone verte et aux abords, selon une source sécuritaire.