Pêche post-Brexit : Les discussions entre Londres et Paris vont se poursuivre la semaine prochaine

CONFLIT David Frost, chargé du Brexit pour le gouvernement britannique, doit rencontrer vendredi à Bruxelles le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic

20 Minutes avec AFP
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Emmanuel Macron et Boris Johnson, lors du G7, en juin 2021, au Royaume-Uni.
Emmanuel Macron et Boris Johnson, lors du G7, en juin 2021, au Royaume-Uni. — Pool for Yomiuri/AP/SIPA

Les discussions entre la France et le Royaume-Uni sur les licences de pêche post-Brexit vont se poursuivre « en début de semaine prochaine », a annoncé le gouvernement britannique, ce jeudi, à l’issue d'une réunion à Paris entre les secrétaires d’Etat britannique David Frost et français Clément Beaune.

« Comme prévu, ils ont discuté de l’ensemble des difficultés résultant de l’application des accords entre le Royaume-Uni et l’UE. Les deux côtés ont exposé leurs positions et leurs préoccupations », a déclaré un porte-parole du gouvernement britannique, rappelant que David Frost, chargé du Brexit pour le gouvernement britannique, doit rencontrer vendredi à Bruxelles le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic.

Pas d'« exigences nouvelles »

Mais des « écarts importants » subsistent entre les deux parties, a fait savoir Clément Beaune. « Cet entretien a permis la reprise de dialogue », mais « il y a encore beaucoup de travail et des écarts de position importants », a déclaré le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes. « Ce que nous demandons, c’est l’application de l’accord, ce ne sont pas des exigences nouvelles par rapport à l’accord », a-t-il insisté. « Toutes les options sont ouvertes et toutes les options sont possibles », a-t-il ajouté, questionné sur la menace de sanctions brandie par la France.

« À la suite des mesures de pression et des signaux politiques beaucoup plus fermes que nous avons adressés, après un moment de grande patience, ces derniers jours, cela a facilité cette reprise du dialogue », a commenté Clément Beaune, qui qualifie de « signal positif » la venue de David Frost à Paris. « Tant que le dialogue semble possible, (…) nous lui donnons sa chance, sans naïveté, avec une unité européenne, une coordination avec nos partenaires toujours, mais avec une exigence de résultat que nous évaluerons dans les prochains jours », a-t-il encore ajouté.

La méthodologie britannique critiquée

Paris et Londres sont en conflit sur les licences de pêche accordées aux Européens après le Brexit. La France menaçait d’interdire dès lundi dernier à minuit aux navires de pêche britanniques de débarquer leurs cargaisons dans les ports français et de renforcer les contrôles douaniers de tous les camions si Londres n’accordait pas davantage de licences aux pêcheurs français. Elle avait levé l’ultimatum en attendant la rencontre parisienne.

« Nous avons un problème avec la méthodologie retenue côté britannique pour la délivrance de ces licences, avec un certain nombre de critères qui sont des exigences supplémentaires par rapport à l’accord qui a été conclu et qui nous posent une grande difficulté », a notamment relevé Clément Beaune. « Les deux côtés ont exposé leurs positions et leurs préoccupations », a de son côté déclaré un porte-parole du gouvernement britannique.