Coronavirus : La Lettonie met en place un état d’urgence sanitaire de trois mois

EPIDEMIE Avec 48 % des Lettons pleinement vaccinés, le pays détient l’un des plus mauvais taux dans l’Union européenne après ceux de la Bulgarie, de la Roumanie et de la Croatie

20 Minutes avec AFP
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Un centre pratiquant des tests pour détecter le Covid-19, à Riga le 20 mai 2021.
Un centre pratiquant des tests pour détecter le Covid-19, à Riga le 20 mai 2021. — Natalia Fedosenko/TASS

Le retour en force du coronavirus contraint la Lettonie à renforcer ses mesures sanitaires. Le pays a ainsi déclaré lundi un état d’urgence sanitaire de trois mois, alors que la vaccination contre le Covid-19 de la population reste à un niveau faible.

Le nombre de contaminations quotidiennes est désormais bien supérieur à un millier dans ce pays balte d’1,9 million d’habitants, un rythme de propagation de la pandémie supérieur à ce qui avait été vu plus tôt dans l’année. Seuls 48 % des Lettons sont pleinement vaccinés, ce qui constitue un des pires taux de vaccination dans l’Union européenne après ceux de la Bulgarie, de la Roumanie et de la Croatie.

Restrictions pour les non vaccinés 

Selon les nouvelles règles, le masque devient obligatoire dans tous les édifices ouverts au public, et tout employé du domaine public devra être vacciné au 15 novembre. Les personnes non vaccinées ne seront autorisées à acheter leurs aliments et d’autres articles de première nécessité que dans des magasins indiqués et seuls les magasins considérés comme essentiels seront autorisés à ouvrir le week-end. Tous les Lettons sont encouragés à pratiquer le télétravail quand il est possible.

« Je vous demande de ne pas vous rassembler, ne pas vous rendre visite et de réduire vos contacts », a par ailleurs écrit le Premier ministre Krisjans Karins sur Twitter. Il faut dire que les hôpitaux lettons sont d’ores et déjà submergés par les patients atteints du Covid-19. « Nous sommes obligés de refuser les autres patients qui ont des diagnostics sans risque pour la vie. Les équipes d’urgences médicales ne peuvent même pas répondre à tous les appels », avait auparavant déclaré Karlis Racenis, le chef d’une association de jeunes médecins.