Un migrant irakien retrouvé mort à la frontière entre la Pologne et le Belarus

RÉFUGIÉS La question se pose de savoir de quel côté de la frontière le réfugié a trouvé la mort

20 Minutes avec agences
Un garde-frontière polonais surveille un camp de réfugiés derrière des barbelés installés à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne près du village d'Usnarz Dolny, en Biélorussie.
Un garde-frontière polonais surveille un camp de réfugiés derrière des barbelés installés à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne près du village d'Usnarz Dolny, en Biélorussie. — Viktor Tolochko/SPUTNIK/SIPA

Un Irakien a été découvert mort ce week-end à la frontière entre le Belarus et la Pologne​, ont rapporté lundi les médias polonais. De leur côté, les gardes-frontières bélarusses avaient indiqué samedi que l’homme était mort du côté polonais.

Dans leur communiqué, les gardes-frontières affirment que leurs homologues polonais ont obligé d’autres migrants à traîner le corps du côté bélarusse de la frontière. Un porte-parole des gardes-frontières polonais a assuré que « si un tel incident s’était produit du côté polonais, les services des gardes-frontières en auraient été informés ».

Une crise migratoire volontaire ?

Il s’agit du dixième migrant décédé au passage de cette frontière depuis l’été. Selon le quotidien polonais Gazeta Wyborcza, sept de ces dix réfugiés ont été retrouvés morts du côté polonais. Interrogés, les services des gardes-frontières polonais n’ont pas fourni d’autres informations.

Des milliers de migrants ont franchi ou tenté de franchir ces derniers mois la frontière du Belarus pour entrer en Lituanie, en Pologne ou en Lettonie. L’UE soupçonne le président bélarusse Alexandre Loukachenko d’avoir provoqué ce mouvement migratoire en réponse aux sanctions économiques prises par l’UE contre la répression à l’encontre de l’opposition dans son pays.

Des migrants ont rapporté que les forces belarusses les obligent souvent à franchir la frontière et qu’ils sont refoulés par les gardes-frontières polonais. Ils se retrouvent donc en général coincés à la frontière dans des conditions météo de plus en plus difficiles.