COP26 : Le président turc Erdogan renonce à venir à Glasgow pour raison de « sécurité »

DIPLOMATIE « Nous avions des normes quant au protocole de sécurité […]. Cependant, nous avons été informés au dernier moment que celles-ci ne pouvaient pas être satisfaites », a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan

20 Minutes avec AFP
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Le président turc Recep Tayyip Erdogan au G20 de Rome le 31 octobre 2021.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan au G20 de Rome le 31 octobre 2021. — Andreas SOLARO / AFP

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé qu’il ne participerait pas à la conférence climat de l'ONU (COP26) à Glasgow (Royaume-Uni), invoquant des motifs de « sécurité », a rapporté lundi l’agence de presse étatique Anadolu.

« Nous avons renoncé à nous rendre à Glasgow quand nos demandes n’ont pas été satisfaites. Il n’en allait pas seulement de notre sécurité, mais aussi de la réputation de notre pays », a déclaré le président turc à des journalistes, à bord de l’avion présidentiel lors de son retour du G20 à Rome.

Des restrictions trop fortes pour la Turquie sur la taille des délégations

« Nous avions des normes quant au protocole de sécurité […]. Cependant, nous avons été informés au dernier moment que celles-ci ne pouvaient pas être satisfaites », a détaillé Recep Tayyip Erdogan, selon des propos rapportés par la chaîne turque NTV.

Initialement attendu lundi à Glasgow, Erdogan était rentré en Turquie dans la nuit de dimanche à lundi, laissant planer un doute sur sa participation à la COP26. Selon plusieurs médias, dont le site Middle East Eye, le président turc a renoncé à participer à la COP26 en raison de restrictions sur la taille de la délégation turque et le nombre de véhicules officiels.

Le président turc – dont le pays est le dernier en date à avoir ratifié l’Accord de Paris sur le climat – avait initialement prévu de s’entretenir avec le président américain Joe Biden. Mais les deux chefs d’Etat se sont rencontrés dimanche lors du G20 à Rome, se promettant de mieux coopérer pour améliorer des relations particulièrement tendues, selon Ankara et la Maison Blanche. Le président turc s’est également entretenu à huis clos dimanche avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron.