Le Premier ministre indien Narendra Modi invite le pape François à visiter l'Inde

RELIGIONS Le chef du gouvernement indien a été accueilli au Vatican par le souverain pontife

20 Minutes avec AFP
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Le Premier ministre indien Narendra Modi et le Pape François échangent une étreinte chaleureuse, lors de leur entrevue au Vatican, samedi 30 octobre.
Le Premier ministre indien Narendra Modi et le Pape François échangent une étreinte chaleureuse, lors de leur entrevue au Vatican, samedi 30 octobre. — Divisione Produzione Fotografica/AP/SIPA

Le Premier ministre indien Narendra Modi a invité ce samedi le  pape François à se rendre dans son pays, un geste amical envers le chef de 1,3 milliard de catholiques de la part d’un dirigeant d’un pays à majorité hindoue.

« J’ai eu une rencontre très chaleureuse avec le pape François. J’ai eu la possibilité de discuter avec lui de nombreux sujets et je l’ai également invité à se rendre en Inde », a écrit Narendra Modi sur son compte Twitter après son entrevue avec le pape.



Le Premier ministre indien, dont le gouvernement nationaliste hindou est régulièrement accusé de persécuter les minorités religieuses, a été accueilli au Vatican par un piquet d’honneur de la Garde suisse. Le Vatican a précisé dans un bref communiqué que l’audience accordée par le pape à Narendra Modi avait porté sur « les relations amicales » entre l’Inde et le Saint-Siège.

Dans un message rendu public vendredi, à la veille de l’arrivée du Premier ministre indien au Vatican, le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux avait adressé à ses « chers amis hindous (…) son salut le plus cordial » à l’occasion de Diwali, la fête religieuse hindoue des lumières qui a lieu début novembre.

Une première rencontre « très importante »

L’audience de samedi était la première rencontre entre le pape et Narendra Modi. Le ministre des Affaires étrangères indien Harsh Vardhan Shringla avait lui-même souligné il y a deux jours qu’elle était « très importante ».

Selon des responsables religieux, la discrimination et les violences contre les minorités religieuses en Inde, où les hindous sont majoritaires, sont en hausse continue depuis l’accession au pouvoir en 2014 du parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party (BJP) de Narendra Modi.

Si les musulmans, qui comptent pour 14 % de la population dans le pays, ont subi l’essentiel des violences, les chrétiens (2 % de la population) en sont également victimes.