Violences sexuelles aux Etats-Unis : La « bataille des toilettes » fait rage en Virginie aux Etats-Unis

TRANSIDENTITE La place des personnes transgenres aux toilettes fait rage en Virginie où Républicains et Démocrates s'opposent sur le sujet

20 Minutes avec AFP
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La question de l'accès aux toilettes est parfois très sensible aux Etats-Unis.
La question de l'accès aux toilettes est parfois très sensible aux Etats-Unis. — Mark Ralston / AFP

La question, qui peut sembler très banale, agite les Etats-Unis depuis plusieurs années : dans quelles toilettes les personnes transgenres peuvent-elles aller ? Un affrontement idéologique, qui oppose classiquement Républicains conservateurs et Démocrates progressistes.

Bataille idéologique

Les premiers veulent obliger ces personnes à utiliser les toilettes correspondant à leur sexe de naissance, agitant la menace que ferait peser « un homme dans les toilettes des femmes ». Les seconds prônent la liberté d’aller dans le W.-C. qui correspond à leur identité sexuelle.

Mais l’affaire qui a éclaté en mai dernier en Virginie constituerait une preuve supplémentaire pour les conservateurs qu’ils ont raison. Dans le lycée Stone Bridge de la ville d’Ashburn, une jeune fille aurait été violée dans les toilettes par un garçon de 14 ans, vêtu d’une jupe et s’identifiant comme gender fluid.

Obama et la campagne pour le poste de gouverneur

L’affaire est devenue politique depuis que Glenn Youngkin, le Républicain faisant campagne pour gouverner la Virginie, s’est emparé du sujet. Il a ainsi rencontré un écho favorable chez des millions de conservateurs de Virginie et d’autres Etats, hérissés par ce qu’ils nomment le « radicalisme pro transgenre ».

Les démocrates, et leur candidat Terry McAuliffe, redoutent une défaite en Virginie assimilable à un camouflet national, dans cet Etat très polarisé. L’élection de mardi doit en outre servir de baromètre à la popularité de Joe Biden. Le parti en a appelé à la rescousse Barack Obama, le plus populaire des démocrates. Dans un meeting samedi, l’ancien président a dénoncé « une guerre culturelle hypocrite, inventée de toutes pièces ».