Pêche : Le chalutier écossais dérouté par la France parle de manœuvre politique

BREXIT Mercredi, un chalutier écossais a été dérouté par les autorités françaises et son propriétaire a été sanctionné

20 Minutes avec AFP
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Image d'illustration d'un chalutier.
Image d'illustration d'un chalutier. — Loic VENANCE / AFP

Le propriétaire du chalutier écossais, verbalisé et dérouté mercredi par les autorités françaises, a estimé, ce jeudi, qu’il s’agissait d’un « malentendu » et dénoncé une manœuvre politique.

« Il semble que ce soit un malentendu. Nous pensons que nous pêchions légalement dans les eaux françaises. Je soupçonne que c’est politiquement motivé, nous n’avons pas eu ce problème (auparavant) », a déclaré Andrew Brown, porte-parole de l’entreprise MacDuff Shellfish basée à Mintlaw, au nord d’Aberdeen. « Les eaux dans lesquelles nous pêchions étaient ouvertes depuis le 18 octobre », a-t-il ajouté, joint par téléphone.

Tensions entre Paris et Londres

Il a confirmé que le chalutier Cornelis, spécialisé dans la pêche de la coquille Saint-Jacques, avait été dérouté vers le port du Havre (Nord de la France) et son capitaine interrogé. « Nous cherchons à contacter les autorités françaises. Nous essayons de nous assurer que le gouvernement britannique travaille en notre nom », a-t-il ajouté.

Les tensions sont encore montées d’un cran entre la France et le Royaume-Uni après que deux bateaux de pêche britanniques, dont le Cornelis, eurent été verbalisés mercredi lors de contrôles.

Durcissement des contrôles

Ces contrôles, habituels « pendant la saison de pêche à la coquille Saint-Jacques », s’inscrivent aussi « dans le cadre du durcissement des contrôles dans la Manche, dans le contexte des discussions sur les licences avec le Royaume-Uni et la Commission européenne », a précisé le ministère français de la Mer.

La France, en conflit avec le Royaume-Uni sur les licences de pêche post-Brexit, a annoncé mercredi l’entrée en vigueur mardi prochain de premières mesures de rétorsion contre les îles anglo-normandes et Londres si le nombre de licences accordées aux pêcheurs français reste insuffisant.