Coronavirus aux Etats-Unis : Colin Powell, ancien secrétaire d’Etat de George W. Bush, est décédé du virus

EPIDEMIE Le chef de la diplomatie américaine sous George W. Bush a succombé à 84 ans à des complications liées au Covid-19, a annoncé sa famille

X. R. avec AFP
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Il était le premier Afro-Américain à avoir occupé le poste de chef d'état-major des armées.
Il était le premier Afro-Américain à avoir occupé le poste de chef d'état-major des armées. — Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

L’ancien secrétaire d’Etat sous George W. Bush, Colin Powell, est décédé à l’âge de 84 ans de « complications liées au Covid-19 », a annoncé sa famille lundi. Il était admis à l’hôpital Walter Reed, situé dans la banlieue de Washington, où sont souvent soignés les présidents américains. « Nous avons perdu un mari, un père, et grand-père remarquable et aimant, et un grand Américain », ont-ils déclaré dans un communiqué, précisant qu’il était «  entièrement vacciné » .

Avant de devenir le chef de la diplomatie américaine entre 2001 et 2005, pendant le premier mandat de George W. Bush, Colin Powell avait été le premier Afro-Américain à avoir occupé le poste de chef d’état-major des armées, de 1989 à 1993. Avocat de la guerre en Irak, c’est lui qui avait tenu le discours devant le Conseil de sécurité de l’ONU sur les armes de destruction massive (ADM) prétendument détenues par l’Irak. Des arguments qui ont ensuite justifié l’intervention américaine en Irak.

L’ancien géologue avait par la suite admis que ce discours était « une tache » sur sa réputation : « C’est une tache parce que je suis celui qui a fait cette présentation au nom des Etats-Unis devant le monde, et cela fera toujours partie de mon bilan. »

Les salutations de Joe Biden

Colin Powell représentait « les idéaux les plus élevés de la diplomatie et de l’armée », a salué lundi le président Joe Biden. L’ex-militaire était « un patriote à l’honneur et à la dignité inégalés » mais aussi « un ami cher », a déclaré le président démocrate. Colin Powell avait « à maintes reprises fait passer le pays avant lui-même, avant le parti, avant tout le reste » et « cela lui avait valu le respect du peuple américain ».

Il avait pris ses distances avec le parti républicain à partir de 2008, soutenant les candidatures de Barack Obama, Hillary Clinton, puis Joe Biden, qui a dit lui en « être éternellement reconnaissant ». « Ayant brisé les barrières raciales à plusieurs reprises, ouvrant la voie à d’autres », il s’était investi tout au long de sa vie pour la « prochaine génération de dirigeants », a affirmé Joe Biden.