COP 26 : La reine d’Angleterre Elizabeth II critique ceux « qui parlent, mais n’agissent pas » contre le réchauffement climatique

CLIMAT Vladimir Poutine, Xi Jinping et le Premier ministre australien Scott Morrison, qui n’ont pas confirmé leur présence à la COP26, peuvent se sentir visés

X. R. avec AFP
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Prochaine étape pour la reine, l'inscription à un Rap Contenders.
Prochaine étape pour la reine, l'inscription à un Rap Contenders. — Jane Barlow / POOL / AFP

Habituellement très policée, Elizabeth II est sortie de sa réserve à l’occasion d’un discours au Parlement gallois hier. Bon d’accord, la conversation était privée, seulement captée par un micro resté allumé. Mais quand même, quelques dirigeants mondiaux en ont pris pour leur grade par la monarque de 95 ans.

A la fin de son discours, elle a confié à la présidente du Parlement, Elin Jones : « Extraordinaire, n’est-ce pas ? J’ai entendu parler de la COP… Je ne sais toujours pas qui vient. Aucune idée. » La reine aurait pu en rester là, sans qu’on sache trop de quoi elle se plaignait. Mais le fond de sa pensée a vite été précisé : « Nous ne connaissons que les personnes qui ne viennent pas… C’est vraiment irritant quand ils parlent, mais qu’ils n’agissent pas. »

Plusieurs dirigeants mondiaux n’ont toujours pas confirmé leur présence à la COP26, qui doit se tenir début novembre à Glasgow et s’annonce capitale dans la lutte contre le changement climatique. C’est notamment le cas du premier ministre australien Scott Morrison, du président chinois Xi Jinping, du dirigeant russe Vladimir Poutine et du premier ministre indien Narendra Modi.

Le prince William contre le tourisme spatial

La famille royale britannique a déjà manifesté à plusieurs reprises son engagement dans la lutte contre le changement climatique. Le prince William s’est notamment exprimé jeudi, demandant « plus que des belles paroles » et critiquant la course au tourisme spatial, au lendemain du court voyage de William Shatner à bord d’une fusée Blue Origin.

Le duc de Cambridge estimait que « les plus grands cerveaux et esprits de ce monde [devraient] essayer avant tout de réparer cette planète ». Interrogée par Elin Jones sur cette attaque rare d’un membre de la royauté, critiquée outre-Manche, Elizabeth II s’est contenté de sourire : « Oui, j’ai lu [des choses] là-dessus ».