Pour Le Pen, les chambres à gaz sont toujours un «détail» de l'histoire de la Seconde guerre mondiale

DERAPAGE Une «évidence» et une redite pour le leader d'extrême-droite, sauf que cette fois ces propos ont été tenus au Parlement européen...

Avec agence

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Jean-Marie Le Pen a été condamné mercredi à 10.000 euros d'amende par la cour d'appel de Paris pour provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciales, pour des propos sur les musulmans de France rapportés en avril 2004 dans le journal d'extrême droite Rivarol.
Jean-Marie Le Pen a été condamné mercredi à 10.000 euros d'amende par la cour d'appel de Paris pour provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciales, pour des propos sur les musulmans de France rapportés en avril 2004 dans le journal d'extrême droite Rivarol. — Denis Charlet AFP/archives

Jean-Marie Le Pen a déjà été condamné en France pour ces propos. Tant pis. Il persiste.

Au centre d'une polémique au Parlement européen sur la possibilité qu'il en préside la prochaine session inaugurale, Jean-Marie Le Pen a estimé ce mercredi qu'il avait été victime «d'accusations diffamatoires» de la part du président du groupe socialiste Martin Schulz. Celui-ci l'avait notamment qualifié mardi de «vieux fasciste» et de «négationniste de l'Holocauste».

Sous les huées d'une écrasante majorité de l'hémicycle, la réponse de Le Pen a été sans ambages: «Je me suis borné à dire que les chambres à gaz étaient un détail de l'Histoire de la guerre mondiale, ce qui est une évidence». On a connu plus subtil comme défense contre les accusations «vieux fasciste» et «négationniste de l'Holocauste».



Les chambres à gaz comme «détail de l'histoire», Jean-Marie Le Pen l'a déjà martelé en septembre 1987 sur RTL (la justice le condamnera sur le fond à 183.200 euros d'amende pour avoir banalisé les persécutions nazies), répété le 5 décembre 1997 à Munich et dans le magazine Bretons en août 2008.