Coronavirus : Merck dépose une demande d’autorisation de sa pilule contre le virus aux Etats-Unis

MEDICAMENT Le laboratoire américain prévoit de déposer des demandes similaires un peu partout dans le monde dans les mois à venir

20 Minutes avec AFP
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Illustration Merck
Illustration Merck — Seth Wenig/AP/SIPA

Le laboratoire américain Merck a annoncé ce lundi avoir déposé une demande d’autorisation en urgence auprès de l’Agence américaine du médicament, la FDA, pour sa pilule qui, selon un essai clinique, réduit par deux les risques d’hospitalisation et de décès des patients atteints du Covid-19.

S’il est approuvé, ce médicament appelé molnupiravir représenterait une avancée majeure dans la lutte contre la pandémie en permettant de diminuer assez facilement les formes graves de la maladie.

Des demandes de mise sur le marché à venir dans le monde entier

« Les conséquences extrêmes de cette pandémie exigent que nous agissions avec une urgence sans précédent, et c’est ce que nos équipes ont fait en soumettant cette demande (d’autorisation) du molnupiravir à la FDA », a souligné Robert Davis, patron de l’entreprise, cité dans le communiqué.

Ce type de traitement par comprimés, facile à administrer, est très attendu et vu comme une façon efficace de combattre la pandémie.

Merck a précisé travailler « activement avec les agences réglementaires du monde entier pour soumettre des demandes d’utilisation d’urgence ou d’autorisation de mise sur le marché dans les mois à venir ».

Un essai clinique jugé concluant

Pour sa demande d’autorisation, Merck se base sur l’essai clinique qu’elle a mené avec son partenaire Ridgeback Biotherapeutics auprès de personnes avec des cas légers à modérés de coronavirus et au moins un facteur de risque aggravant. Elles ont reçu le traitement dans les cinq jours après les premiers symptômes.

Le taux d’hospitalisation ou de décès chez les patients ayant reçu le médicament a été de 7,3 %, contre 14,1 % chez ceux ayant eu un placebo. Aucun décès n’a été constaté chez les personnes traitées avec le molnupiravir, contre 8 dans le deuxième groupe.

Les résultats étaient suffisamment convaincants pour qu’un comité indépendant de surveillance des données, en consultation avec la FDA, décide d’arrêter l’essai prématurément.