Renversé, le gouvernement tchèque assure qu'il va continuer à diriger l'Union européenne

EUROPE Après l'adoption d'une motion de censure à son encontre, Mirek Topolanek se veut rassurant...

J.M. avec agence

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"Il est tout à fait clair que l'Union européenne ne laissera personne sur le bord de la route", a dit le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek, dont le pays préside l'UE.
"Il est tout à fait clair que l'Union européenne ne laissera personne sur le bord de la route", a dit le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek, dont le pays préside l'UE. — John Thys AFP

La présidence tchèque de l'UE a assuré qu'elle allait continuer dans l'immédiat à fonctionner normalement malgré la chute du gouvernement du Premier ministre Mirek Topolanek à Prague à la suite d'un vote de défiance des députés.

«A l'heure actuelle, la situation n'a pas d'impact sur la fonction de président du Conseil européen assurée par le président du parti le plus important au Parlement» tchèque, à savoir Mirek Topolanek, qui dirige le parti de droite libéral ODS, a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Mirek Topolanek va démissionner

Un peu plus tôt, le chef du gouvernement avait pourtant reconnu que le vote à son encontre pourrait «affaiblir» sa position au sein de l'Union européenne. Une majorité des députés tchèques a en effet approuvé mardi à Prague une motion de censure contre le gouvernement.

«Nous allons respecter l'ordre constitutionnel», a assuré Mirek Topolanek, dans un communiqué. La Constitution l'oblige à remettre sa démission au président Vaclav Klaus, qui nommera ensuite un nouveau Premier ministre chargé de former une nouvelle équipe. Aucun délai n'est cependant fixé.

En attendant, le gouvernement démissionnaire peut donc continuer de gérer le pays et s'occuper de la présidence de l'UE. L'opposition social-démocrate tchèque a évoqué la possibilité que le gouvernement actuel continue à gérer les affaires courantes jusqu'au terme de la présidence de l'UE, en juillet.

Les précédents
Ce n'est pas la première fois qu'un pays en charge de la présidence tournante du Conseil européen connaît un changement de donne politique en cours de mandat.
Au premier semestre 1996, l'Italie a ainsi vu la coalition de centre gauche pilotée par Romano Prodi succéder au gouvernement de centre droite de Lamberto Dini, après avoir remporté les élections législatives.
Au tout début du premier semestre 1993, le Danemark avait entamé son mandat à la tête de l'UE avec la chute du gouvernement de Poul Schlüter et l'arrivée au pouvoir du social-démocrate Poul Nyrup Rasmussen.