Eruption aux Canaries : Réouverture de l’aéroport, après une fermeture due aux cendres

VOLCAN C’est la deuxième fois que l’aéroport de La Palma doit fermer à cause de l’éruption du volcan Cumbre Vieja

G. N. avec AFP
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Le tarmac de l'aéroport de La Palma est recouvert de cendres après une nouvelle éruption du Volcan Cumbre Vieja, jeudi 7 octobre.
Le tarmac de l'aéroport de La Palma est recouvert de cendres après une nouvelle éruption du Volcan Cumbre Vieja, jeudi 7 octobre. — Carlos de Sa·/EFE/SIPA

L’aéroport de l’île espagnole de La Palma, dans l’archipel des Canaries, a rouvert samedi après avoir dû fermer pendant 48 heures à cause des cendres provenant de l’éruption du volcan Cumbre Vieja. L’épais nuage de cendres avait obligé les autorités à fermer l’aéroport jeudi matin, pour procéder au nettoyage des pistes, pour la deuxième fois depuis que le volcan est entré en éruption, le 19 septembre.

« L’aéroport de La Palma est de nouveau opérationnel », a assuré l’autorité aéroportuaire espagnole AENA dans un tweet, ajoutant que le nettoyage se poursuivait et sans préciser quand les vols reprendraient. De son côté, la compagnie régionale Binter « analyse » la situation et espère pouvoir reprendre ses vols « dans les prochaines heures », a indiqué une porte-parole à l’AFP. Les cendres crachées par le volcan avaient déjà entraîné la fermeture de l’aéroport le 25 septembre. Si son gestionnaire l’avait rouvert dès le lendemain, les compagnies n’avaient repris leurs vols que quatre jours plus tard.

Près de 500 hectares ravagés par des coulées de lave

L’éruption du Cumbre Vieja, qui dure depuis près de trois semaines, n’a fait ni mort ni blessé, mais elle a entraîné l’évacuation de plus de 6.000 personnes, dont certaines ont tout perdu sous les coulées de lave, qui ont ravagé 480 hectares. Plus tôt samedi, « il semble qu’une partie du cône » du volcan « s’est effondrée », « ouvrant le chemin à deux nouvelles coulées de lave », a déclaré sur la radio RNE le volcanologue Stavros Meletlidis, de l’Institut géographique national (IGN) espagnol. Ces nouvelles coulées se dirigent vers une zone industrielle de l’île, où se trouvent des entrepôts et des commerces, selon la radio.

Selon les derniers clichés du système européen de mesures géospatiales Copernicus, pris avant cet effondrement, la lave a recouvert plus de 480 hectares de terrain et détruit au moins 1.149 bâtiments – qui ne sont pas tous des habitations. Elle a également causé de gros dommages dans les plantations de bananes, activité principale, avec le tourisme, de cette petite île de 85.000 habitants de l’archipel des Canaries, située à l’ouest des côtes du Maroc. « Les coulées de lave récentes ont principalement endommagé des zones agricoles, 120 hectares de récoltes au total, dont la moitié sont des bananeraies », a indiqué vendredi le Plan d’urgence volcanique des Canaries (Pevolca).