Liban: un compagnon de route d'Arafat assassiné dans un camp palestinien

PROCHE-ORIENT Trois de ses gardes du corps ont aussi perdu la vie...

Avec agence

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Un leader de l'OLP au Liban et trois de ses gardes du corps ont été tués lundi dans l'explosion d'une bombe au passage de leur convoi dans un camp de réfugiés palestiniens du sud du pays, a-t-on appris auprès d'un responsable palestinien et de l'armée libanaise.
Un leader de l'OLP au Liban et trois de ses gardes du corps ont été tués lundi dans l'explosion d'une bombe au passage de leur convoi dans un camp de réfugiés palestiniens du sud du pays, a-t-on appris auprès d'un responsable palestinien et de l'armée libanaise. — Ramzi Haidar AFP/Archives

Un leader de l'OLP au Liban et trois de ses gardes du corps ont été tués lundi dans l'explosion d'une bombe au passage de leur convoi dans un camp de réfugiés palestiniens du sud du pays.

Kamal Medhat, adjoint du représentant de l'OLP au Liban et ancien proche du leader historique palestinien Yasser Arafat, a été «tué lorsqu'une bombe placée au bord de la route a explosé au moment où le convoi était près de l'entrée du camp et d'un barrage de l'armée libanaise», a affirmé Mounir Makdah, responsable de la sécurité dans les 12 camps palestiniens du Liban.

La voiture de Medhat a été projetée dans un terrain proche en raison de la puissance de l'explosion et a été complètement pulvérisée. Medhat, la cinquantaine, connu également sous le nom de Kamal Nagi, était dans le passé le responsable des services de renseignements au sein du Fatah, le mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas et principale composante de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine).

Un compagnon de Yasser Arafat

Il était l'un des principaux compagnons de Yasser Arafat lorsque ce dernier menait les activités de guérilla palestinienne contre Israël à partir du Liban, dans les années 1970. Selon un responsable palestinien, le leader sortait du camp de Mieh Mieh où il se trouvait pour tenter de calmer les esprits après la mort samedi de deux Palestiniens apparemment tués dans une «querelle personnelle».

Le représentant du Hamas palestinien au Liban, Oussama Hamdane, a condamné l'attentat, qui vise selon lui à «déstabiliser la situation dans les camps». Les camps palestiniens au Liban sont considérés comme des poudrières. Des groupes extrémistes s'y sont implantés à la faveur de la misère qui y règne.

Climat de tension dans les camps

En 2007, des combats ont opposé pendant plus de trois mois l'armée libanaise au mouvement islamiste Fatah al-Islam dans le camp de Nahr al-Bared (nord). Les affrontements avaient fait plus de 400 morts, dont 168 soldats libanais.

Les 12 camps de réfugiés palestiniens au Liban, créés après la proclamation d'Israël en 1948, sont des dédales de ruelles insalubres et de constructions anarchiques et surpeuplées. Un climat de tension règne notamment depuis plusieurs mois dans les camps du sud, avec la multiplication des assassinats et des règlements de compte entre le Fatah et le groupe extrémiste Jound al-Cham d'une part et les querelles entre le Fatah et le Hamas de l'autre.

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