Elise serait en Russie... finalement

RAPT La petite de 3 ans et demi, enlevée vendredi midi à Arles, est en Russie selon deux agences de presse russes. Mais pas selon l'ambassade de France à Moscou...

M.Gr. avec agence

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Photo d'Elise et de sa mère Irina belenkaya. La petite fille a été enlevée, vendredi 20 mars 2009, dans la rue à Arles.
Photo d'Elise et de sa mère Irina belenkaya. La petite fille a été enlevée, vendredi 20 mars 2009, dans la rue à Arles. — AFP
Où est Elise? Une seconde agence de presse russe, Ria Novosti, revient à la charge ce lundi après-midi en citant une source du ministère de l'Intérieur, qui se fait plus précise: «La fillette et les personnes qui l'ont enlevée sont arrivées en Russie par avion avec de faux papiers. Nous connaissons le numéro de vol. Il est établi que ces personnes sont arrivées en Russie. Nos agents établissent maintenant si ce sont bien les ravisseurs». Elle ajoute: «En analysant les informations reçues de nos collègues étrangers et les données dont dispose le ministère de l'Intérieur, on peut dire à 99% qu'il s'agit d'Elise».

Ce lundi matin, l'agence
Interfax avait fait état de la certitude du département du ministère russe de l'Intérieur chargé du transport aérien et maritime: «Nous disposons d'informations selon lesquelles Elise André-Belenkaya, qui fait l'objet d'un avis de recherche international via Interpol, se trouve sur le territoire de Russie»

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Mais le plus grand flou règne encore. La police moscovite chargée du transport aérien, à l'origine de la sources d'Interfax, avait démenti dans la foulée la présence d'Elise en Russie. A l'ambassade de France, jointe par 20minutes.fr, on confiait simplement sa circonspection: «Nous n'avons aucun élément nouveau depuis 24 heures. Aucun signe qui ne permet de confirmer ou d'infirmer qu'Elise est en Russie.»

Elise, 3 ans et demi, a été enlevée vendredi à Arles, dans le sud-est de la France, par deux hommes et une femme, alors qu'elle revenait de l'école avec son père. Ce dernier accuse la mère russe d'être l'auteur du rapt, le couple se déchirant pour la garde de la fillette.

Fiche descriptive

Dimanche, le bureau d'Interpol en Russie s'était associé aux recherches pour tenter de «localiser» Elise. «Dès que nous avons reçu une demande officielle du bureau d'Interpol en France, vendredi soir, nous avons averti les gardes-frontières russes et les autres services concernés pour qu'ils les localisent», avait déclaré la porte-parole de l'agence. A la demande des autorités françaises, l'organisation de coopération policière avait alors publié une fiche descriptive, avec notamment une photo et une description d'Elise André, selon laquelle l'enfant née le 2 novembre 2005 à Moscou mesure 0,97 mètre, pèse 12 kg, et parle français.


Quid de la fillette et de la mère si elles sont effectivement en Russie?

Dimanche, les autorités russes avaient fait savoir qu'elles n'interpelleraient pas la mère d'Elise si la petite était retrouvée en Russie. Si la petite Elise est retrouvée chez sa mère en Russie, le ministère de l'Intérieur en informera la police française «mais il ne peut être question d'interpeller la mère de l'enfant», a-t-il ajouté. «Dans le droit russe, l'enlèvement d'un enfant n'est pas considéré comme tel s'il a été perpétré par l'un des parents sans violence et sans l'aide de tierces personnes», a-t-il souligné. Vu l'agression dont a été victime Jean-Michel André, cette question reste pourtant bien ouverte.