Equateur : Le bilan des affrontements dans une prison monte à 116 morts

GANG Le président Guillermo Lasso a annoncé mercredi avoir « décrété l’état d’exception dans tout le système carcéral au niveau national »

20 Minutes avec AFP
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Des soldats garde l'entrée de la prison de Guayaquil, en Equateur le 29 septembre 2021.
Des soldats garde l'entrée de la prison de Guayaquil, en Equateur le 29 septembre 2021. — Angel DeJesus/AP/SIPA

Le dernier bilan des violences dans une prison en Equateur est terrible. Mardi, un nouveau massacre entre gangs rivaux dans un centre pénitentiaire du sud-ouest du pays a fait au moins 116 morts. Pour répondre à cette dramatique crise, le président Lasso a décrété mercredi « l’état d’exception » dans toutes les prisons équatoriennes.

« Les bilans nous disent qu’il y a 116 morts et près de 80 blessés. Tous sont des détenus », a déclaré le président lors d’une conférence de presse à Guayaquil, ville où se trouve la prison. Ces derniers affrontements, les plus meurtriers cette année, ont eu lieu dans le vaste complexe carcéral de Guayas.

Des mois de violences

Guillermo Lasso avait annoncé plus tôt mercredi avoir « décrété l’état d’exception dans tout le système carcéral au niveau national », alors que les prisons équatoriennes sont depuis des mois le théâtre de violences récurrentes entre groupes criminels liés au trafic de drogue. « A Guayaquil, je présiderai le comité de crise chargé de coordonner les actions nécessaires pour contrôler l’urgence, en garantissant les droits humains de toutes les personnes impliquées », a-t-il précisé.

La question est maintenant de savoir si la mesure va donner des résultats. En juillet, le chef de l’Etat avait en effet déjà décrété « l’état d’urgence » dans les prisons, après la mort d’une vingtaine de détenus dans un nouvel accès de violences. Il avait alors promis « un processus de restructuration total du système carcéral », remplaçant le directeur de l’administration pénitentiaire par un militaire. « L’état d’exception » marque un cran supplémentaire dans l’action des autorités et une prise en main directe du sujet par le chef de l’Etat.