Corée du Nord : La sœur de Kim Jong-un obtient une place de choix dans la direction du pays

HIERARCHIE Kim Yo-jong a été promue membre de la Commission des affaires de l'Etat

20 Minutes avec AFP
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Kim Yo-jong, à Hanoï le 2 mars 2019 lors de la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un (illustration).
Kim Yo-jong, à Hanoï le 2 mars 2019 lors de la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un (illustration). — Jorge Silva/AP/SIPA

La Corée du Nord vit à l’heure d’une réorganisation politique et la famille Kim en profite pour asseoir un peu plus son pouvoir. Kim Yo-jong, sœur et conseillère du dirigeant Kim Jong-un, a été nommée au sein du plus haut organe de l’exécutif du pays, a annoncé ce jeudi l’agence de presse officielle KCNA.

Elle a été promue membre de la Commission des affaires de l’Etat, dans le cadre d’une série de changements approuvés par l’Assemblée populaire suprême, le parlement servant de chambre d’enregistrement de l’exécutif. Le journal officiel Rodong Sinmun a publié jeudi des portraits des huit nouveaux membres, Kim Yo-jong sortant du lot en tant que seule femme et de par sa jeunesse.

Vers la succession de son frère ?

Pas moins de neuf membres de la commission ont été démis de leurs fonctions, dont un vice-président, Pak Pong Ju et la diplomate Choe Son Hui, une des rares femmes à occuper un poste élevé dans la hiérarchie de la Corée du Nord, et qui a joué un rôle-clé dans les négociations avec les Etats-Unis.

Kim Yo-jong a souvent été vue proche de son frère, avec qui elle a suivi une scolarité en Suisse, notamment lors des sommets avec le président américain d’alors Donald Trump​ et le président sud-coréen Moon Jae-in. Son rôle politique exact a longtemps fait l’objet de spéculations. Elle est parfois donnée comme successeur possible de son frère, ce qui ferait d’elle la première femme dirigeante de ce pays socialement conservateur.

Elle s’est en outre fait remarquer par des déclarations hargneuses contre Washington ou Séoul, notamment en amont de la destruction par Pyongyang du bureau de liaison du côté nord de la frontière, construit et financé par le Sud.

La portée de ces déclarations restait cependant incertaine étant donné sa position relativement basse, en tant que vice-directrice de département au Comité central du Parti des travailleurs, et elle-même spécifiait parfois qu’elle s’exprimait en son nom personnel. Le rang officiel de la jeune femme de 34 ans a fluctué dans le temps, mais son nouveau poste au sein de la Commission des affaires de l’Etat est de loin le plus haut placé.