Une déclaration qui tombe à l'eau

— 

Le 5e Forum mondial de l'eau s'est achevé, hier à Istanbul, sur une déclaration politique jugée par nombre de participants fade et inadaptée à l'urgence. Adoptée à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, le texte formule une série de recommandations, allant de la nécessité de modifier les modes de consommation d'eau, en particulier dans l'agriculture (qui représente à elle seule 70 % de la consommation mondiale), à celle de collecter et de traiter les eaux usées, au-delà de l'indispensable accès aux toilettes. La France, l'Espagne et plusieurs pays d'Amérique latine et d'Afrique ont tenté, en vain, de faire modifier le texte afin qu'il stipule que l'accès à l'eau potable et à l'assainissement est un « droit » humain fondamental, et non pas seulement un « besoin », comme cela a été retenu. « Il est choquant de voir que, pour la première cause de mortalité dans le monde, il n'y a pas plus de mobilisation politique », a regretté la secrétaire d'Etat française à l'Ecologie, Chantal Jouanno. ■