La Corée du Nord tire un nouveau projectile et défend à l’ONU son « droit » de tester des armes

GEOPOLITIQUE C'est le troisième tir de Pyongyang en moins d'un mois

20 Minutes avec AFP
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Images d'archives du lancement d'un missile par la Corée du Nord, le 15 septembre 2021.
Images d'archives du lancement d'un missile par la Corée du Nord, le 15 septembre 2021. — JUNG YEON-JE / AFP

Des paroles et des actes. La Corée du Nord a tiré un « projectile non identifié » dans la mer au large de sa côte orientale, a annoncé mardi l’armée sud-coréenne, au moment même où Pyongyang affirmait devant l’ONU son « droit légitime » à tester des armes. Aucun autre détail n’a été pour l’heure divulgué par les chefs d’état-major interarmées de la Corée du Sud.

Dans le même temps, l’ambassadeur nord-coréen auprès de l’ONU, Kim Song, a affirmé que son pays avait le « droit légitime » de tester des armes et de « renforcer (ses) capacités de défense ».

« Personne ne peut nier notre droit à la défense légitime », a insisté le diplomate nord-coréen à l’Assemblée générale des Nations unies, en réclamant aux Etats-Unis de cesser leur « politique hostile » à l’égard de son pays.

La sœur de Kim Yo-Jong évoque un sommet avec la Corée du Sud

Il s’agit du troisième tir effectué par la Corée du Nord ce mois-ci. Le premier avait impliqué un missile de croisière à longue portée et le deuxième des missiles balistiques à courte portée.

Ce lancement intervient quelques jours après que Kim Yo-jong, l’influente soeur du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, eut laissé entrevoir la possibilité d’un sommet entre les deux Corées, tout en exigeant au préalable que Séoul abandonne sa « politique hostile ».

Ces remarques répondaient à de récents appels du président sud-coréen Moon Jae-in à déclarer une fin officielle au conflit intercoréen de 1950-53 qui s’est terminé par une trêve, et non par un traité de paix, laissant les deux parties techniquement en guerre depuis plus d’un demi-siècle. Le lancement du « projectile » intervient par ailleurs le jour de l’ouverture d’une session de l’Assemblée suprême du peuple, le parlement nord-coréen.