90 moines tibétains arrêtés ou se sont rendus à la police en Chine

VIOLENCE Les émeutes ont eu lieu dans une ville à forte population tibétaine du nord-ouest de la Chine après l'attaque d'un poste de police par au moins une centaine de personnes, a rapporté dimanche l'agence Chine Nouvelle.

Avec agence

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Plus de 90 moines tibétains ont été arrêtés ou se sont rendus à la police dans une ville à forte population tibétaine du nord-ouest de la Chine après l'attaque d'un poste de police par au moins une centaine de personnes, a rapporté dimanche l'agence Chine Nouvelle.
Plus de 90 moines tibétains ont été arrêtés ou se sont rendus à la police dans une ville à forte population tibétaine du nord-ouest de la Chine après l'attaque d'un poste de police par au moins une centaine de personnes, a rapporté dimanche l'agence Chine Nouvelle. — Frederic J. Brown AFP/archives

"La police a arrêté six personnes ayant participé à l'attaque. 89 se sont rendues à la police", a indiqué Chine Nouvelle. "Sur les 95 personnes (interpellées), toutes sauf deux sont des moines du monastère de Rabgya", situé à côté de la ville où s'est produite l'attaque, dans les montagnes du Qinghai, a précisé l'agence.

Toujours selon l'agence, près de 100 moines du monastère ont pris part à cette émeute au cours de laquelle des manifestants ont attaqué des policiers et des responsables officiels, en blessant certains légèrement. Chine Nouvelle avait dans un premier temps évoqué plusieurs centaines de manifestants.

Cette émeute est la première d'une telle ampleur rapportée par la presse depuis le 50e anniversaire, le 10 mars, d'une révolte de Tibétains durement réprimée par le gouvernement chinois, qui avait provoqué le départ en exil du dalaï lama.

Sécurité renforcée

Selon Chine Nouvelle, les manifestants ont réagi à des "rumeurs" sur la disparition d'un homme interrogé vendredi pour avoir "appelé à l'indépendance du Tibet". Toujours selon l'agence, cet homme portant le nom tibétain de Zhaxi Sangwu s'est échappé samedi d'un poste de police de Rabgya avant de disparaître. Contacté par l'AFP, un policier de Rabgya n'a pas souhaité commenté l'information.

Ces dernières semaines, la sécurité a été renforcée, selon des témoins, au Tibet et dans les zones avoisinantes peuplées de minorités tibétaines, pour le 50e anniversaire de la révolte de mars 1959. La commémoration du 49e anniversaire, qui avait débuté l'an dernier par des manifestations pacifiques, avait dégénéré le 14 mars en émeutes à Lhassa, la capitale du Tibet. Les troubles s'étaient ensuite étendus aux régions à population tibétaine.