Yémen: Au moins 50 morts dans des combats dans la province de Marib

CONFLIT La région du Marib, riche en pétrôle, est au centre des attentions.

20 Minutes avec AFP
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Une station essence détruite après une attaque à Marib, au Yémen, le 20 juin.
Une station essence détruite après une attaque à Marib, au Yémen, le 20 juin. — Nariman El-Mofty/AP/SIPA

Selon des sources militaires, au moins 50 rebelles et membres des forces loyalistes ont été tués dans des combats ces deux derniers jours dans la province yéménite de Marib. La province est le dernier bastion du gouvernement dans le nord du Yémen, et les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran, tentent depuis des mois de s’en emparer.

400 combattants morts en septembre

« 43 combattants Houthis ont été tués au cours des dernières 48 heures, la plupart dans des frappes menées par la Coalition », dans l’ouest de la province de Marib, a indiqué une source militaire loyaliste. D’autres sources affirment qu’au moins sept combattants loyalistes ont péri dans ces combats. Les Houthis qui ont intensifié depuis février leurs efforts pour s’emparer de Marib font rarement état de bilan de victimes dans les combats. Environ 400 combattants des deux camps ont péri en septembre.

Le contrôle de cette région riche en pétrole, située à environ 120 kilomètres de la capitale Sanaa, fief des Houthis, renforcerait leur position de négociation dans les pourparlers de paix. Le conflit au Yémen, pays pauvre de la péninsule arabique, a éclaté en 2014 après une offensive des Houthis, dans le nord du pays.

Des négociations au point mort

Le pays est depuis devenu le théâtre du pire désastre humanitaire au monde selon l’ONU, avec des dizaines de milliers de morts d’après des ONG et une population au bord de la famine. Alors que l’ONU et Washington poussent à la fin de la guerre, les Houthis ont exigé la réouverture de l’aéroport de Sanaa, fermé sous blocus saoudien depuis 2016, avant tout cessez-le-feu ou négociations.

Les efforts de l’ONU ces dernières années pour faire cesser le combat ont été vains. En juin dernier, l’ancien émissaire au Yémen, Martin Griffiths, avait dressé un constat d’échec au terme d’une mission de trois ans. Son successeur, le diplomate suédois Hans Grundberg, s’est rendu récemment à Oman, un pays qui joue un rôle de médiateur dans le conflit interyéménite. Il y a rencontré des responsables omanis et houthis, dont le négociateur en chef rebelle Mohammed Abdelsalam.

« Une paix durable peut être atteinte seulement à travers un règlement négocié pacifiquement, a dit Hans Grundberg, selon un communiqué. Il est impératif que tous les efforts soient déployés de façon à relancer un processus politique qui peut engendrer des solutions durables répondant aux attentes des femmes et hommes yéménites. »