Arrêté en Italie, Carles Puigdemont va être libéré en attendant une décision sur son extradition

CATALOGNE En exil en Belgique depuis 2017, l’ex-président catalan était sous le coup d’un mandat d’arrêt européen et est poursuivi par la justice espagnole pour « sédition »

20 Minutes avec AFP
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Espagne : Le leader catalan, Carles Puigdemont, arrêté en Italie — 20 Minutes

Carles Puigdemont va être libéré en attendant une décision sur son extradition, selon son avocat. 

L’eurodéputé indépendantiste et ex-président catalan Carles Puigdemont, en exil en Belgique depuis 2017 après la tentative de sécession de la Catalogne la même année, a été arrêté jeudi en Italie, a annoncé son avocat.

« Le président Puigdemont a été arrêté à son arrivée en Sardaigne, où il se rendait en tant qu’eurodéputé », a affirmé son avocat, Gonzalo Boye, sur Twitter, expliquant que son arrestation avait eu lieu sur la base d’un mandat d’arrêt européen datant du 14 octobre 2019. Le leader catalan a été arrêté à Alghero, a confirmé sur Twitter son chef de cabinet, Josep Lluis Alay.

Colère des indépendantistes catalans

Son arrestation a provoqué la colère des indépendantistes catalans, dont plusieurs centaines ont manifesté vendredi devant le consulat d'Italie à Barcelone (nord-est de l'Espagne) avec des pancartes clamant «Liberté». Après avoir dénoncé jeudi soir une «persécution», le nouveau président régional de la Catalogne, Pere Aragones, séparatiste de tendance plus modérée que Carles Puigdemont, a convoqué vendredi une réunion «d'urgence» de son gouvernement, à l'issue de laquelle il a exigé «la libération immédiate de Carles Puigdemont», dont la détention «n'aide pas à résoudre le conflit». «L'amnistie est la seule voie. L'autodétermination la seule solution», avait-il écrit plus tôt sur Twitter.

Le Parlement européen avait levé le 9 mars l’immunité parlementaire de Carles Puigdemont et de deux autres eurodéputés indépendantistes, mesure qui avait été confirmée le 30 juillet par le Tribunal de l’UE.

Exilé en Belgique depuis la tentative de sécession de 2017 afin d’échapper aux poursuites de la justice espagnole, Carles Puigdemont n’a pas bénéficié de la grâce accordée fin juin aux neuf indépendantistes incarcérés en Espagne et le gouvernement espagnol du socialiste Pedro Sánchez souhaite toujours qu’il soit jugé en Espagne. Carles Puigdemont est poursuivi pour « sédition » et est accusé de « détournements de fonds publics ».